Nombreux sont ceux qui y ont vu un cas de jurisprudence en cas de procès depuis la mise en place de la zone 30 généralisée dans la capitale.

Le juge Van Damme ne peut commenter ses propres jugements. Il ne le fera donc pas. On le sent par contre sceptique sur l’efficacité de cette zone 30 généralisée. "J’attends de voir", se limite à répondre le juge, avant de rappeler une ancienne étude de Vias qui avait démontré que "les zones 30 sans aménagements spécifiques comme les ralentisseurs, les radars etc., n’avaient pas beaucoup d’impact sur la sécurité routière".

Et le juge de poursuivre : "Plus de la moitié des rues étaient déjà en zone 30 et les effets ont été très limités quant au nombre de décès, il faudra longtemps avant que l’échantillon statistique soit suffisant pour étayer les thèses quant à une éventuelle diminution du nombre d’accidents. D’autres facteurs accidentogènes sont bien plus importants à Bruxelles comme l’alcool ou la distraction causée par l’usage du GSM".

Automobiliste bruxellois lui aussi, Lionel Van Damme ne plaide pas pour la diminution de la circulation dans la capitale. "En tout cas en termes de sécurité routière, ce n’est pas nécessaire. Ce qui est important, c’est que le Code de la route soit respecté par tous, automobilistes, cyclistes, piétons, etc."