L'administration régionale Urban.brussels a refusé lundi le permis d'urbanisme relatif à la prolongation de l'autorisation du panneau publicitaire Coca-Cola sur la toiture de la place De Brouckère qui fait face au boulevard Anspach à Bruxelles, relate mercredi Marc Debont, porte-parole du cabinet du secrétaire d'État bruxellois à l'Urbanisme et au Patrimoine Pascal Smet, confirmant ainsi une information diffusée par le quotidien Le Soir.

Le permis délivré par la Ville de Bruxelles avait une validité de six ans et arrivait à échéance. La Région a cependant rendu un avis contraignant négatif, par le bras de son fonctionnaire délégué et sous l'égide de Pascal Smet. Le secrétaire d'Etat a fait valoir sa ligne de pensée, à savoir qu'il estimait que "cette publicité n'était pas harmonieuse, défigurait la vue et ne s'intégrait pas avec le bâtiment, qui est d'ailleurs inscrit sur la liste de sauvegarde", rapporte Marc Debont.

Le panneau constitué de LED date de septembre 2011. Or, le permis de la Ville régularisant l'emploi de ce type d'éclairage date de fin août 2013. "Aujourd'hui marque un refus d'une telle publicité LED et c'est l'occasion d'ouvrir le débat", continue le porte-parole de M. Smet. "Est-ce qu'on veut de la publicité sur la place De Brouckère ? Si oui, quel type de publicité veut-on ? Et comment faire si on en veut pour qu'elle s'intègre mieux dans cet espace patrimonial ?" La Région prévoit d'en débattre avec la Ville.

Lydia Mutyebele Ngoi, échevine du Patrimoine public, rappelle qu'une photographie de 1957 atteste de la présence de la publicité Coca-Cola sur l'hôtel Continental au moins à compter de cette date et qu'il y avait avant encore une autre publicité.

Wafaa Hammich, la porte-parole du bourgmestre Philippe Close, remarque que la Ville perçoit une redevance mensuelle de 12.000 euros de Coca-Cola et que les gens paraissent exprimer un attachement à ce qui semble devenu un symbole avec le temps.

La Région a déjà signifié à Coca-Cola son refus. Selon la procédure, la Ville doit elle aussi notifier le refus de permis d'urbanisme à la marque, avant que celle-ci ne soit obligée d'agir en conséquence.