Bruxelles À l’image de Shaony de Spirlet, il y a aussi de plus en plus de femmes.

En ce premier week-end de décembre, la Maison de l’Escrime organisait ses traditionnels tournois au Parc Sportif des 3 Tilleuls. L’occasion de se rendre compte que l’escrime séduit de plus en plus de jeunes, à l’image de Shaony de Spirlet que nous avons rencontrée à l’occasion de ce rendez-vous international. "L’escrime se fait de plus en plus connaître, de plus en plus de personnes s’y mettent et notamment des jeunes", débute-t-elle.

Même si les personnes de son entourage restent étonnées lorsqu’elle annonce qu’elle pratique l’escrime. "Les gens sont étonnés car pour eux, c’est plus un sport d’hommes que de femmes."

Justement, l’escrime s’est féminisée au cours de ces dernières années. "Il y a plus de femmes qu’avant, mais la différence entre hommes et femmes restent grandes. Par exemple, lorsque je vais en compétition, pour 60 hommes inscrits, il y a 20 femmes. Ce serait bien que l’écart se réduise mais ça doit passer par une meilleure promotion de notre sport, même si des efforts ont déjà été consentis."

L’escrime, un sport dans lequel la Bruxelloise est tombée il y a huit ans déjà. "J’ai découvert l’escrime lors d’une journée sportive. Je trouvais ça particulier et j’ai accroché dès le début. Depuis, je n’ai plus jamais arrêté."

Shaony est juste passée du fleuret à l’épée. "Le fleuret étant une arme de convention, il y a des règles plus strictes qu’à l’épée. Et puis personnellement, je me sentais plus à l’aise à l’épée."

De quoi s’épanouir dans une discipline différente de celles que les jeunes ont l’habitude de pratiquer. "Ça change du hockey, du tennis ou du foot. Et puis il y a ce côté égalité entre les hommes et les femmes puisqu’aux entraînements, je tire aussi bien contre des femmes que des hommes. C’est aussi assez diversifié puisqu’on peut aussi bien affronter des gens de 18 ans que des tireurs de plus de 50 ans. C’est un sport accessible à tout le monde."