Bruxelles

L’homme a connu les orphelinats roumains avant d’être adopté par une honorable famille namuroise.

A 14 ans, il a découvert l’héroïne : "J’ai pas eu de chance : à la première dose, j’étais accro", confie-t-il au tribunal. Il est entré très rapidement dans la spirale de la Blanche, celle qui ne vous lâche jamais. "Je voudrais reprendre ma vie à 14 ans, là où je l’ai perdue… Je voudrais être éducateur pour aider les jeunes, pour les guider comme on ne m’a jamais guidé… Avec l’expérience que j’ai, j’aurai mon diplôme direct !". Loïc (prénom d’emprunt) connait les mots qui font mouche, qui vont droit au cœur mais il y a sa face B, son côté "Bad Boy" qui lui fait, avec son chien, jouer les terreurs dans le haut de la ville, briser les vitrines à coups de pieds ou de pavé, cambrioler les petits commerces pour des butins dérisoires : quelques centimes par çi, cinq centaines d’euros contestés, … 

Pourtant, il ne manque de rien : sa vieille maman, devenue l’administratrice de ses biens et de sa personne, qui peut lui assurer le gîte et le couvert avec un peu d’argent de poche, sauf s’il s’agit de payer les dealers ! Loïc, pour s’en sortir, a besoin de se refaire une santé, tant physique que psychologique. C’est pourquoi le Parquet requiert un sursis probatoire pour accompagner les 37 mois de prison. La probation serait basée sur la désintoxication de Loïc envisagée en collaboration avec le CHR pour le niveau psychiatrique et avec la Clinique de la Ramée à Woluwé pour ce qui est de la remise en forme ! Jugement à huitaine.