Le 1er avril dernier, un faux festival “La Boum” avait rassemblé plusieurs milliers de personnes dans le bois de la Cambre à Bruxelles et s'était terminé par des affrontements entre jeunes et la police.

Dans la foulée, le collectif L'Abîme avait décidé sur les réseaux sociaux de lancer un nouvel événement, "La Boum 2". Il ne s'agissait plus alors d'un "poisson d'avril" et les organisateurs étaient décidés à l'organiser dans le respect de certaines règles à déterminer avec les autorités. L'Abîme avait notamment lancé un appel à la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden afin d'envisager ensemble le choix d'une date. "Votre mission, si vous l’acceptez Madame la ministre puisque vous nous avez proposé votre aide, est de nous accorder l’autorisation officielle ainsi qu’une date pour l’organisation d’une BOUM 2 dans le bois de la Cambre et, si vous le jugez nécessaire, de nous proposer des règles sanitaires qui prendraient en considération les avis de spécialistes, dont certains estiment que le risque de ce genre d’événement est minime et pourtant tellement vital à notre jeunesse. Ne serait ce pas-là un bel hommage à rendre à nos sacrifices consentis pour nos aînés", déclarait à l'époque le collectif.

Le collectif dément toute prise de contact de la ministre

Mais ce jeudi 22 avril, les organisateurs regrettent l'absence totale de réponse de la part des autorités et de la ministre. Annelies Verlinden avait pourtant indiqué ce mercredi que la police bruxelloise et elle-même avaient tenté d'entrer en communication avec le collectif mais sans succès. "Il est impossible d'entrer en concertation avec ces personnes puisqu'elles ne se manifestent pas personnellement", avait-elle ainsi déclaré. 

Au travers d'une lettre qu'ils partagent sur leur compte Facebook, les membres du collectif démentent cette prise de contact de la part de la ministre, et remettent un coup de pression. "Nous nous permettons donc de vous écrire par courrier électronique avant de vous envoyer un recommandé. Nous avons proposé des consignes sanitaires alignées sur celles du gouvernement, à savoir le respect des bulles de 10 en extérieur. Pourriez-vous donc prendre contact avec nous le plus rapidement possible afin de garantir une journée conviviale et sans violence à nos concitoyens qui l’ont bien méritée et dont c’est le droit fondamental, inscrit dans l’article 23 de notre Constitution?", indique ainsi le collectif l'Abîme, qui n'a pas eu plus de succès en tentant de contacter la Sûreté de l’État.

En attendant, la date de l'événement, toujours incertain, reste provisoirement fixée aux 1 et 2 mai prochains.