Le 1819 répond aux commerçants, indépendants et entrepreneurs inquiets par les mesures prises par le gouvernement.

Lorsqu’il a reçu l’appel au volontariat de hub.brussels vendredi dernier, Mattias Debroyer n’a pas hésité une seule seconde. "J’ai immédiatement téléphoné pour dire que j’étais disponible", explique cet attaché économique et commercial en poste à Shanghai coincé en Belgique depuis le début de l’année.

Son job, à l’instar de l’équipe de volontaires présente ce dimanche chez hub.brussels : répondre aux inquiétudes des entrepreneurs, commerçants, etc. bruxellois relatives aux mesures imposées par le fédéral fin de semaine passée. "Nous recevons quatre fois plus d’appels qu’en temps normal", explique la directrice du 1819.brussels, le service d’aide aux entreprises bruxelloises, Françoise Lambotte. "Nous avons donc lancé un appel aux volontaires pour assurer une garde ce week-end."

Vendredi et samedi, le call center a reçu plus de 200 appels, dont 70 rien que vendredi matin. Raison pour laquelle hub.brussels a renforcé son service en doublant le service mais aussi en restant ouvert de 9 h à 17 h au lieu de 9 h-13 h. En gros, le service a triplé sa capacité. L’objectif premier du service est d’offrir une information fiable à 100 % aux entrepreneurs et commerçants, explique la responsable du call center. "Nos équipes ont reçu une mini-formation. Et nous sommes en contact permanent avec les autorités pour l’évolution des mesures. Nos informations sont donc contrôlées, vérifiées et officielles. Et lorsqu’on ne sait pas répondre immédiatement, on prend le temps de se renseigner et on rappelle les gens", poursuit Françoise Lambotte.

"Un tiers des entrepreneurs demande s’il est concerné par les mesures", précise de son côté la directrice générale de hub.brussels Isabelle Grippa. "Nombre de restaurateurs demandent également des conseils pour organiser leurs services take away. Ont-ils le droit ? Quelles mesures d’hygiène spécifiques ? Des libraires proposant de l’alimentation se demandent s’ils peuvent ouvrir, nous avons même eu un magasin de bricolage qui voulait ouvrir car il vendait de la nourriture pour chien…"

Certaines questions simples amènent une réponse immédiate. Mais, dans de nombreux cas, une recherche d’information est nécessaire. "D’autant que la situation évolue au jour le jour. Ainsi, nous avions autorisé les coiffeurs à recevoir leur clientèle qui avait pris rendez-vous le samedi. Suite à l’évolution de la situation, nous avons décidé de faire fermer les coiffeurs", embraye Catherine Iwankyw, membre du 1819 et elle aussi volontaire ce dimanche.

Le 1819 dispose également d’un site web mis à jour en permanence. "Nous proposons d’ailleurs aux commerçants et entrepreneurs de d’abord passer par le site web afin de ne pas saturer le call-center", conseille par ailleurs Françoise Lambotte. "Ce site recense tout ce qu’il faut savoir et est mis à jour en permanence." Il dispose en effet d’une foire aux questions précise et concrète.