Déstabilisation d'habitations, possible mise en danger de la vie d'autrui, absence de permis régionaux, pollution des sols, détérioration de la voie publique, absence d'état des lieux,...

La liste des manquements constatés sur le chantier de Capital Construct et son sous-traitant Van Roey Groep sur la Chaussée de Louvain est longue, précise un communiqué de la Ville de Saint-Josse.

Au total, plus de quatre procès-verbaux ont été dressés par la Commune sur le chantier et le dernier épisode en date aurait pu connaître une fin tragique puisque les travaux ont provoqué d'importantes fissurations dans les habitations voisines sans réaction sérieuse de l'entreprise en charge des travaux.

Les habitants ont été contraints à faire appel aux services de secours et la Commune a dû reprendre les choses en main.

Une audition est prévue dans le courant de la semaine et il ne s'agit pas de la première fois pour le groupe et son sous-traitant, précise toujours l'administration communale. En effet, les mêmes faits avaient été constatés sur le chantier de la rue du Vallon.

Capital Construct conteste fermement les propos de la commune et indique, par la voix de son architecte Mike Mayné, "qu'un expert judiciaire est intervenu le 12 avril sur chantier et a conclu que le bâtiment certes avait bougé, ce qui arrive toujours en milieu urbain avec des constructions anciennes à proximité, mais qu'il n'y avait aucun danger et que les habitants pouvaient réintégrer leur logement sous réserve de vérifier l'installation de gaz". 

Le 21 avril, l'architecte Mayné précisait que "Capital Construct tentera, la semaine prochaine, de renouer le dialogue avec la commune et dans ce cadre nous souhaitons essayer d’apaiser les esprits. Nous allons donc nous limiter à déplorer l’attitude de la commune et de son bourgmestre. Différentes expertises dont une judiciaire ont toutes montré qu’il s’agissait d’un emballement émotionnel et qu’il n’existait pas de risque pour la population. Qu’aucun travaux n’étaient donc nécessaires pour assurer la stabilité du bâtiment qui n’était pas en péril de basculement. Nous regrettons que les habitants aient été manipulés et tenus hors de leurs logements pendant plusieurs semaines alors qu’ils auraient pu réintégrer leurs biens dès le lundi 4 avril. Nous regrettons également qu’autant d’argent public ait été dépensé inutilement, rendant notre terrain quasiment inconstructible en l’état. Nous espérons que nous pourrons enfin être entendus et que des solutions pourront être trouvées afin de ne pas laisser un chancre au milieu de la chaussée de Louvain."