C'est la fin d'une longue saga judiciaire qui dure depuis un an entre la Ville de Bruxelles et la commune d'Uccle. La cour d'appel de Bruxelles a confirmé ce jeudi le jugement de première instance qui, en novembre dernier, donnait raison à Uccle en indiquant que la fermeture de la boucle sud du bois de la Cambre constituait un préjudice grave et difficilement réparable.

La Cour estime en outre que la décision de la Ville ne tenait pas compte des inconvénients majeurs subis par les communes voisines, en particulier Uccle, et des riverains ou commerces et que le choix de la période test était manifestement inappropriée.

En revanche, la Cour considère que la Région bruxelloise avait été condamnée à tort, le juge estimant que celle-ci n'était pas compétente pour se conformer à l'injonction.

"Nous prenons acte de la décision. Ceci étant, la situation actuelle fait consensus lors de nos discussions. Nous continuons à travailler sur les différents aménagements avec l'ensemble des communes et la Région. Encore, hier matin, il y avait une réunion à ce sujet", a affirmé jeudi le cabinet du bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS).

"Un cadenas contre un retour en arrière"

De son côté, le bourgmestre d'Uccle, Boris Dilliès (MR) s'est félicité de ce que l''arrêt de la Cour d'Appel confirme d'une part que la commune d'Uccle, avait le droit d'ester en justice contre une décision de la Ville qui "préjudicie principalement les Ucclois" et d'autre part qu'il y avait bel et bien "urgence à rouvrir au moins partiellement la boucle sud du Bois".

Celui-ci a concédé dans le même temps que la demande d'une réouverture plus large du Bois a été refusée dès lors qu'un nouveau test objectivé par un bureau d'experts va se mettre en place.

Pour le bourgmestre libéral d'Uccle, il s'agit, quoi qu'il advienne, d'un "premier cadenas qui nous protège contre un éventuel retour en arrière et une fermeture totale du Bois".

A ses yeux, cela n'est cependant pas suffisant. Depuis la rentrée, la circulation est chaotique chaussée de Waterloo, chaussée de la Hulpe et dans les quartiers avoisinants.

"Je persiste aussi à croire que les automobilistes, qui proviennent du Brabant flamand et du Brabant wallon en prenant la drève de Lorraine, doivent pouvoir atteindre l'avenue Louise en empruntant l'avenue de Groenendael et l'avenue de Diane qui serait alors en double sens. En d'autres termes, tester l'ouverture de l'aile ouest du Bois de la Cambre pour soulager la chaussée de Waterloo, ce qui laisserait encore plus de 70?% d'espace dans le bois pour les autres modes de transport", a-t-il ajouté.

"Je n'ignore pas qu'il existe et existera toujours des « camps » qui veulent l'ouverture complète et d'autres la fermeture totale, mais en l'occurrence la justice vient encore de confirmer qu'aucun n'aura gain de cause. Seule la notion d'équilibre, qui à mes yeux n'est pas celle de maintenant, nous fera aboutir", a-t-il conclu.