Fadila Maaroufi, directrice de l’Observatoire des fondamentalismes de Bruxelles, a de nouveau été menacée de mort au début du mois de juillet. "Ce lundi matin 5 juillet 2021, je me suis réveillée comme d'habitude, positive et avec le sourire. J'ai allumé mon GSM. Il y avait des notifications Twitter. Plusieurs messages sont apparus, dont un provenant d'un destinataire inconnu. J'ai cliqué sur la petite enveloppe bleue et j'ai lu le message. Au texte était jointe une vidéo. Ces quelques secondes de visionnage m'ont paru interminables tant l'horreur véhiculée par les images était insoutenable. Il s'agissait d'exécutions par décapitation filmées au ralenti."

"Probablement des soldats de Daech. J'ai tout de suite envoyé les liens à mon avocat pour un suivi. Ce n'est pas la première menace de mort que je reçois, mais celle-ci a quelque chose de particulier. L'auteur a choisi ses mots avec soin, c'est très bien écrit et la vidéo provient d'un site ou moteur de recherche probablement difficile à trouver, à moins d'avoir des intentions malsaines", a-t-elle posté sur Facebook la semaine passée.

Le message qui accompagnait la vidéo lui souhaitait “une mort lente et douloureuse”, explique Fadila Maaroufi au journal La Capitale. La directrice de l’observatoire des fondamentalistes a déposé plainte à la police. Elle avait déjà été menacée de mort à l’époque. Sa plainte n’avait rien donné. Cette fois-ci, elle espère que la police lui assure une protection, ne serait-ce que provisoire.