Le défi du samedi sans voitures, rue Wayez ? Première satisfaisante

ANDERLECHT Que donnerait cette initiale Journée de la mobilité douce au cœur de la municipalité aux 110.000 âmes ? Curiosité oblige, votre obligé est passé y faire un tour, samedi...

Hélas, la toute grosse foule ne risquait pas de se ruer dans cette Vaillance dépeuplée de moteurs. Les incertitudes de dame nature et de cieux incertains, d'abord; la multiplicité presque sans pareille des activités aux quatre coins de Bruxelles, ensuite. N'empêche : entre les gouttes, il est tout de même un paquet d'Anderlechtois(e)s à s'être payé du... bon temps.

Entre les géants s'en donnant à cœur joie au rythme de la fanfare, ils sont nombreux à avoir déambulé, là-bas, près des jeux, ici, à saliver (voire, à acquérir) qui un saucisson italien, qui un bibelot comme on n'en débusque que dans une brocante.

"Mon commerce ne marche pas mieux pour autant !", râle calmement Alain. Il est vrai que le bonhomme déplore une clientèle non-anderlechtoise n'ayant su rallier la rue Wayez.

"T'as su en vendre une ?", lâche, plus loin, une jeunette à son paternel en parlant des victuailles à l'étalage. De là à craindre le pire...

Ne généralisons point. Le calme inhabituel, les choix multiples (l'on dériva joyeusement jusqu'à la rue d'Aumale) et l'absence de pollution - il n'était que les trams et de vagues bagnoles à freiner l'ardeur des promeneurs équipés - incitent d'ores et déjà les autorités à remettre le couvert. "Chaque année !", précise, ravi, l'échevin responsable de cette grande première.

Pour sûr, les jeunes générations ne s'en plaindront pas.



© La Dernière Heure 2009