La cellule "Nature et Forêt" de Bruxelles Environnement se réjouit de la résistance de la forêt.

Pendant la tempête Ciara, alors que les rafales de vent les plus violentes ont atteint les 109 km/h, la Forêt de Soignes a perdu 202 arbres. Si ce chiffre peut paraître impressionnant, il est en fait minime, par rapport aux 2 000 hectares de la forêt, explique Stéphane Vanwijnsberghe, responsable "Nature et Forêts" pour Bruxelles Environnement.

Les chiffres pour la tempête Dennis ne sont pas encore connus, même si Bruxelles Environnement estime un nombre moindre de châblis. Quant aux prévisions pour Ellen, la tempête prévue le week-end prochain, les rafales de vent seront encore moins violentes ce qui permet des prévisions encore plus clémentes pour la forêt de la capitale.

"Nous sommes étonnamment surpris en voyant la manière dont la forêt a résisté au vent pendant Ciara", explique Stéphane Vanwijnsberghe. "C'est difficile d'expliquer pourquoi il y a eu si peu de dégâts. Peut-être que c'est parce qu'il n'y a pas eu de microtornade locale. C'était une tempête progressive. Mais on se réjouit qu'il n'y ait pas eu plus de châblis.Souvent la forêt est très fragile quand le vent dépasse les 100km/h."

En France, une étude a démontré que le seuil de stabilité d'un hêtre se trouvait à 26,6 mètres de haut. En dessous, les risques en temps de tempête sont minimes tandis qu'au-delà du seuil, l'arbre a beaucoup plus de chance de s'abattre. "En Forêt de Soignes, la hauteur moyenne de nos hêtres est entre 40 et 45 mètres", précise Stéphane Vanwijnsberghe. C'est pourquoi Bruxelles Environnement craignait le pire. 

De manière générale, les dégâts sont dispersés dans toute la forêt, principalement le long des axes routiers.