Un avis d’information a été distribué par des ouvriers communaux. Un tract déguisé, dénonce le groupe Stop aux horodateurs. Le tout, à deux jours du scrutin

FOREST À J-2 des élections, l’ambiance est plus électrique que jamais dans la commune de Forest. Nous en avons déjà fait l’écho : un plan de stationnement a été présenté par la commune, puis amendé au mois de septembre. Les changements ? Réduction des cartes riverains (15-50-150 €), suppression de la zone événement, réduction des cartes entreprises (de 600 à 150 €), etc. Mais le point central qui fâche, c’est la mise en place d’horodateurs sur l’ensemble du territoire communal.

Un point qui a poussé quelques commerçants à créer un groupe de pression, intitulé Stop aux horodateurs. Leur pétition – pour “annuler l’implantation des horodateurs partout à Forest” - a déjà recueilli environ 6.000 signatures.

Et la commune de décider de faire distribuer un avis d’information. “Il y a de fausses informations qui circulent. Et il faut rendre un peu d’objectivité dans ce dossier”, pointe Marc-Jean Ghyssels (PS), Premier échevin sortant et candidat bourgmestre.

Objectivité. Un qualificatif inapproprié, selon le collectif anti-horodateurs, qui parle de propagandes et de mensonges “sous couvert d’un document officiel”. Ils conspuent en outre les arguments avancés par la majorité pour justifier ce plan : “faire face aux voitures ventouses”, “lutter contre la pression automobile exercée dans les rues limitrophes aux communes voisines (Anderlecht, Saint-Gilles, Ixelles et Uccle)”, etc.

“Mais seule Saint-Gilles, commune très commerçante et proche du centre, a des horodateurs partout. Anderlecht, Ixelles et Uccle n’ont le stationnement payant qu’en zones commerçantes; le reste étant zones libres ou bleues”, oppose le collectif, qui crie à la désinformation.

“Mais dans le tract du collectif, ils ne prennent que des communes qui ont soit une partie des horodateurs sur leur territoire, soit rien comme Ganshoren”, répond l’échevin qui crie, lui, à la manipulation.

L’édile balaie d’ailleurs d’un revers de la main l’idée d’un tract déguisé. “Il a été fait selon les conditions fixées par l’ordonnance qui organise le scrutin communal; soit sans aucun nom de mandataire. C’est le genre d’avis que l’on retrouve lors de travaux que l’on doit annoncer, par exemple.”

Pas de problème, non plus, selon lui, si cet avis a été distribué par une vingtaine de balayeurs communaux. “Cela s’est toujours fait et étrangement, jamais quelqu’un n’a eu quelque chose à en redire. Ils ont pris la demi-journée pour la distribution et l’autre moitié, pour balayer.”

Tout va bien, donc, madame la Marquise ! L’on risque néanmoins à parier que la majorité ne sortira pas renforcée de cet épisode.



© La Dernière Heure 2012