Les ateliers de la biscuiterie sont trop à l’étroit et lorgnent sur Anderlecht

BRUXELLES-VILLE La vénérable biscuiterie artisanale, créée en 1829 s’apprête à quitter ses ateliers de la rue du Houblon pour aller s’expatrier dans une contrée où la place se fait moins rare. “Avec nos 1200 m2 et notre croissance constante, nous arrivons à saturation” , explique Bernard Helson, administrateur-délégué de l’entreprise familiale.

“Et avec les contraintes urbanistiques, impossible d’agrandir le bâtiment.” C’est que depuis l’ouverture du premier magasin rue au Beurre, à deux pas de la Grand Place, 7 autres enseignes ont été ouvertes dont la dernière en 2010 à Waterloo. De 25 employés au milieu des années 80, on en est aujourd’hui à près de 50. Dans 15 jours, la plus vieille biscuiterie de Belgique ouvrira d’ailleurs un tea-room à Tokyo. Le premier en dehors de nos frontières. Il prendra place en plein milieu de la gare centrale de la capitale nippone.

Dès lors, la Maison Dandoy ambitionne d’aller cuire ses spéculoos et autres pains à la grecque dans un endroit plus spacieux mais toujours sur le territoire de la Région. “Nous envisageons de nous installer à Anderlecht du côté du boulevard Industriel” . Un déménagement qui devrait avoir lieu dans les deux ans.

En attendant, l’institution bruxelloise continuera à préparer sa spécialité, les pains à la grecque dans un gigantesque four datant des années 50 et d’où s’échappent de délicieuses odeurs de caramels et de cannelles. “C’est une spécialité typiquement bruxelloise qui s’appelle en flamand brood van de gracht (Ndlr : pain du fossé, car il est originaire de la rue Fossé aux Loups) et qui a été francisé en pain à la grecque. Alors quand on a un parisien qui dit dans le magasin qu’il a déjà mangé ça en Grèce, ça nous fait bien rire !” , s’amuse Bernard Helson.



© La Dernière Heure 2012