A Bruxelles, environ 75 % des plaintes sont enregistrées par des femmes.

En cette période de confinement, la problématique de l'augmentation du nombre de violences faites aux femmes a maintes fois été évoquée. Mais ce constat vaut également pour la maltraitance envers les personnes âgées, isolées et séparées de leurs proches.

Ainsi, selon les chiffres obtenus récemment par Gaëtan Van Goidsenhoven, chef de groupe MR à la Commission communautaire française (Cocof), il apparait que les personnes âgées qui vivent à domicile en Région bruxelloise se plaignent principalement de cas de maltraitance psychique (34 % des plaintes), de malversations financières (12 %) et de cohabitation difficile (12 %). La maltraitance physique ne constitue heureusement qu’une petite partie des plaintes (6 %). "On constate que la représentativité des motifs de plaintes demeure globalement stable par rapport aux années précédentes", commente le libéral, qui redoute une augmentation du nombre de cas avec la période de confinement.

Concernant les personnes âgées vivant à domicile, on remarque qu’environ 75 % des plaintes sont formulées par des femmes.

Afin de promouvoir la qualité de vie des personnes âgées, la Cocom a signé en 2011 une convention avec l’organe en charge de la coordination de l’accueil des personnes âgées, qui prend notamment en charge la lutte contre la maltraitance. Dans ce cadre, deux dispositifs d’écoute téléphonique ont été mis en place en Région bruxelloise. Il s’agit, pour les francophones, du dispositif "Ecoute Seniors" d’Infor-Homes (02/223.13.43). Pour les néerlandophones, il s’agit du "Meldpunt Ouderenmis(be)handeling" au sein de Home-Info (02/511.91.20).

"Ces services d’aide permettent aux personnes âgées de trouver une écoute attentive aux problèmes rencontrés dans leur quotidien, d’obtenir des informations relatives à leurs droits, mais également de formuler des plaintes vis- à-vis des mauvais traitements dont elles seraient victimes," poursuit le chef de groupe MR. "La mise en place d’un service capable d’écouter les personnes âgées est une avancée importante réalisée ces dernières années. De nombreuses personnes âgées se retrouvent souvent isolées et n’ont pas de point de contact pour laisser libre cours à leur expression. Il importe donc de sensibiliser davantage le public à l’existence de ce dispositif social."