Des questions majeures se posent quant au recrutement du nouveau directeur général d'Actiris. Cristina Amboldi, qui sera nommée demain, aurait adapté la description de poste pour la fonction à pouvoir, en sa qualité de directrice du cabinet adjointe du ministre du Travail Bernard Clerfayt. Pour le député bruxellois Gilles Verstraeten (N-VA) il est incompréhensible que la majorité refuse un débat d'urgence : « Un recours au Conseil d'Etat peut prendre des années. L'incertitude sur le leadership d'Actiris est une très mauvaise chose pour la politique de l'emploi à Bruxelles.

BX1 a révélé que Cristina Amboldi, directrice de cabinet adjointe du ministre du Travail Bernard Clerfayt, avait eu un accès privilégié aux documents de l’offre d’emploi. Amboldi a même modifié le document de description de poste avant que le service RH externe ne le transmette au comité de direction d'Actiris. Le fait que, selon Clerfayt, il ne s'agisse que d'erreurs cosmétiques et d'orthographe, reste à vérifier, selon Verstraeten et reste en tout cas hors de propos : « Le fait que Mme Amboldi ait eu accès aux documents de l’offre d’emploi et qu’elle les ait modifiés constitue un grave conflit d'intérêts. Il est déconcertant que le ministre banalise cette situation. »

Verstraeten dénonce le fait que la majorité a refusé aujourd'hui en commission un débat d'urgence et redoute les conséquences négatives de cette affaire : « C'est un motif sérieux pour les candidats non-retenus de saisir le Conseil d'Etat et cela jette le trouble sur l'ensemble de la procédure, mais cela peut durer des années. La dernière chose dont nous avons besoin chez Actiris est une perception de parti pris et de mauvaise gouvernance. Certainement maintenant en pleine reprise économique dans laquelle Actiris joue un rôle crucial en tant qu'institution pour l'emploi. Après l'affaire Living Tomorrow - dans laquelle Actiris a violé les règles des marchés publics - c'est la deuxième fois en un an qu'il y a polémique sur la gestion de l'institution. J'appelle donc le gouvernement à suspendre la nomination de Mme Amboldi, à enquêter en détails sur la question et à faire toute la lumière sur le processus de recrutement.