"Les subsides flamands sont utilisés pour un projet où il peut y avoir de la ségrégation. Qui paie, décide", a affirmé mercredi le député Karl Vanlouwe, de la formation nationaliste flamande, au parlement flamand.

Le ministre Dalle a regretté quant à lui qu'une "polémique identitaire" soit menée sur le dos d'une initiative d'un groupe de "citoyens bruxellois engagés".

La première piscine publique bruxelloise en plein air depuis quarante ans a ouvert ses portes jeudi dernier à Anderlecht.

Mais la nouvelle de l'initiative "Pool is Cool" a rapidement été éclipsée par un débat politique et idéologique acharné. Au centre du débat: une heure de baignade séparée pour les femmes le samedi entre 11 et 12 heures et la décision d'y autoriser le port du burkini.

La discussion a été prolongée au parlement flamand mercredi. Le Vlaams Belang a parlé d'"une énième forme d'islamisation et de soumission". M. Vanlouwe a également critiqué les heures de baignade séparées et surtout la permission et la "fourniture active de burkini".

Le ministre Dalle a regretté l'émergence d'une "polémique identitaire" autour de la piscine en plein air et que cela ait donné une image négative de l'initiative citoyenne. Selon lui, l'heure de baignade séparée pour les femmes, le samedi, n'a rien à voir avec l'Islam. Selon lui, "aucun foulard n'a été vu" pendant l'heure de baignade réservée aux femmes samedi dernier.

En outre, celle-ci se limite à un créneau horaire sur 57. "Les 56 autres sont accessibles à tout le monde", a déclaré le ministre qui souligne qu'ailleurs en Flandre et à l'étranger, des heures de sport ou de natation séparées sont utilisées pour les femmes. M. Dalle a enfin souligné qu'il existe une jurisprudence sur l'autorisation du burkini. "D'un point de vue juridique, cela me semble être un choix défendable des initiateurs", a dit M. Dalle.