Les trois syndicats ont dû démonter leurs tentes et tonnelles et remballer leurs sacs et leur grande banderole portant l’inscription “100 millions”. Leur matériel n’a pas été saisi.

Plus de 150 personnes étaient présentes à l’ouverture du camp. Une vingtaine d’entre elles sont restées dormir sur place. Leur objectif était de maintenir une occupation pendant 24 heures. Une autorisation avait été demandée à la police. Cette dernière leur avait dit en début d’après-midi que leur mobilisation était tolérée tout du moins jusqu’à 22h00.

Le ministre Sven Gatz a reçu une délégation à 14h00. “Il nous a confirmé qu’une note circule au gouvernement pour demander plus de moyens, mais que le gouvernement n’est pas encore tombé d’accord sur le quand et le comment” a rapporté Vinciane Convens, secrétaire permanente CNE.

“Il nous disait que cela pourrait avoir lieu en deux temps, avec des mesures qualitatives au mois de juillet et des mesures sur l’augmentation salariale et éventuellement l’amélioration des normes d’encadrement dans les discussions du budget d’automne. Là, j’ai rappelé que pour nous c’était inaudible d’attendre encore jusqu’à l’automne, surtout que la Région wallonne, la Flandre et le Fédéral sont déjà arrivés à des accords. On veut un éclaircissement dès le mois de juillet sur l’enveloppe complémentaire qui sera débloquée“.

Les syndicats envisagent de manifester à nouveau jeudi prochain devant le gouvernement bruxellois. Les syndicats demandent 100 millions d’euros par an de la part du gouvernement bruxellois. Leurs revendications portent entre autres sur une revalorisation salariale de 7%, une réduction du temps de travail à 36 heures hebdomadaires, le droit à trois semaines de congé consécutives, la gratuité des transports en commun et un aménagement des fins de carrière à partir de 60 ans.

Les montants sur la table au début de l’année tournaient autour des 75 millions sur quatre ans: environ 8 millions en 2021, 15 millions en 2022, 22,6 millions en 2023 et 30 millions en 2024.