Quarante-cinq Bruxellois(e)s (36 francophones et 9 néerlandophones) ont été tirés au sort pour prendre part aux six séances de travail aux côtés des 15 députés de la commission de l'environnement et de l'énergie.

C'est la première fois que des citoyennes et citoyens tirés au sort seront ainsi associés au travail parlementaire.

Le tirage au sort s'est effectué en deux temps : 10.000 Bruxellois, âgés de 16 ans ou plus, ont d'abord été tirés au sort sur base du registre national et invités à s'inscrire via la plateforme https://democratie.brussels. Un second tirage parmi les plus de 1.100 inscriptions s'est fait sur base des critères du règlement du Parlement (âge, sexe, langue,...) et des statistiques de la Région bruxelloise, afin que la commission délibérative reflète autant que possible la population bruxelloise.

Les commissions délibératives - il y en aura deux en 2021 - débattront de sujets d'intérêt régional amenés soit par une personne qui a récolté 1.000 signatures autour de la thématique qu'elle propose de mettre en discussion, soit par le parlement lui-même. La démarche diffère des "pétitions citoyennes", qui peuvent ouvrir le droit à celui ou celle qui les porte d'être entendu(e) par le parlement dès lors qu'il ou elle parvient à réunir également 1.000 signatures.

Au terme de son travail, une commission délibérative formule des recommandations au Parlement.

La première commission à se réunir se penchera sur les critères de déploiement de la 5G. Elle émane de parlementaires de la majorité et de l'opposition bruxelloise, ce qui n'a pas plus à tout le monde au sein du parlement lui-même, fût ce au niveau du symbole.

Contrairement à celle qui sera consacrée, en juin, à la mise à disposition de logements inoccupés pour les sans-abri, elle n'émane pas des citoyens.

Selon la députée Clémentine Barzin (MR), la demande émane du parti Ecolo, appuyé par la majorité, alors que d'autres demandes étaient arrivées sur la table du parlement. Le ministre de l'Environnement, Alain Maron (Ecolo), avait annoncé en juin dernier 2020 vouloir organiser une large consultation de la population sur le développement de la 5G à Bruxelles.

Le cdH, le PTB et Agora ont émis des observations du même tonneau à propos du choix du thème, y ajoutant l'argument de la complexité technique du sujet.

Idem du côté de la N-VA et du CDV qui ont remis la pression mardi, après l'annonce par le gouvernement flamand de l'adoption de nouvelles normes d'émissions pour le déploiement de la future génération d'internet mobile.

La cheffe du groupe NVA, Cieltje Van Achter a accusé Ecolo d'alimenter à Bruxelles un plus grand scepticisme qu'ailleurs en menant des "campagnes de désinformation" sur les effets néfastes de la 5G.

Egalement dans l'opposition, la députée CDV Bianca Debaets a rappelé que le gouvernement régional sortant - dont sa formation, le CDV, faisait partie- et les opérateurs télécom avaient souscrit à un pré-accord sur les lignes directrices du déploiement de la 5G dans la capitale. Selon elle, l'actuelle équipe aux commandes de la Région a fait quelques pas en arrière, négligeant totalement ce pré-accord.

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