Jetée, dixit la justice, avec “voie de fait” par le team de Demannez, Christine Pauporté est en passe d’opérer come-back retentissant

SAINT-JOSSE Le 1er juillet 2011, Christine Pauporté obtint en référé la condamnation de Saint-Josse. Pour, fait rarissime, “voie de fait” de l’administration publique à son encontre, elle, l’ex-cheffe de la Prévention. Pas banal : ces galons, elle les récupéra sans doute, à la faveur du changement de bourgmestre.

“Durant la campagne, Emir Kir m’a contactée pour voir si, au cas où…”, confirme la Saint-Joboise (Uccle) que la perspective agrée.

Pourtant, la psychopédagogue de 52 étés est encore et toujours en pétard avec ce probable ex et futur employeur.

En mai 2011, Christine Pauporté, 17 ans de services (dont 12 à la tête des 163 personnes de ladite Prévention), est écartée. “Pour une période indéterminée !”, nous expliqua, à l’époque, Hava Ardiçlik (PS), l’échevine ad hoc. Qui avoua une “évaluation positive” mais basa la mesure, non-écrite, sans suspension de salaire et imprimée par le maïeur Jean Demannez (PS), à un “manque de vision à long terme”.

Secrétaire régional CGSP, Patrick Delmarquette racontera que la fonctionnaire a été traitée “comme une criminelle”. On l’aura compris : celle-ci gagna en justice. Mais pour la forme : “Parce que c’est un employeur public…”

Aussi a-t-elle cité celui-ci à comparaître sur le fond auprès du tribunal du travail : “Cette citation a été déposée en août 2012 et acceptée en octobre. Y a été déterminé un agenda selon lequel la commune doit remettre ses conclusions pour le 4 décembre au plus tard. Le premier passage au tribunal, lui, est prévu pour la fin septembre 2014.”

Nonobstant l’action en cours, la dame, écartée deux mois et demi puis licenciée, se jure prête à remettre le couvert, avenue de l’Astronomie. “Je me mets dans cette perspective. Emir Kir connaît le litige. Jusqu’ici, nous n’en avons plus parlé : je le laisse gérer ses priorités à sa guise.”

Comprenez qu’au besoin, elle lâcherait, “avec la correction requise”, son mi-temps à la maison de quartier du Dries (Boitsfort) pour reprendre du service. “Et construire. Malgré les conflits, les ragots. Mais en les verbalisant…”

À l’heure d’écrire ces lignes, le futur Premier Tennoodois s’est abstenu de tout commentaire.



© La Dernière Heure 2012