Un déficit annoncé de 1,5 milliard d'euros pour l'année 2020. Voici comment le ministre-président de la Région bruxelloise a lancé sa déclaration de politique régionale, ce matin au parlement bruxellois. "Nous allons clôturer l'année 2020 avec un déficit supplémentaire d'un milliard d'euros. C'est bien sûr énorme", a commenté le socialiste.

"Mais ce déficit supplémentaire consiste très simplement en 500 millions de mesures de soutien à l'économie et au système social et 500 millions en pertes de revenus. Que quelqu'un vienne nous dire quelles dépenses nous aurions dû économiser, quelles ressources n'auraient pas dû être utilisées. Ceci s'ajoute aux investissements déjà lourds qui avaient déjà été décidés. Le solde budgétaire sera négatif à plus de 1,5 milliard. Ceci est bien sûr très important. Nous en sommes tous conscients."

Comment résorber ce déficit ? Via des emprunts auprès de la Banque centrale européenne. "Nous devons profiter des faibles taux d'intérêt de la Banque centrale européenne et de sa position sur le financement par emprunt public pour soutenir et redémarrer notre économie, avec la dette. C'est une réelle nécessité. On a donc un déficit budgétaire pour 2021 qui est légèrement meilleur que celui de 2020, à 1,5 milliard, dont l'essentiel est imputable à l'impact de la crise Covid", a ajouté Rudi Vervoort.

"Nous avons élaboré un budget pluriannuel qui doit pouvoir absorber le choc de la crise, accompagner la reprise et revenir à une situation budgétaire saine - en équilibre - à la fin de la période gouvernementale, quels que soient les investissements stratégiques qui se poursuivra à l'intensité actuelle, à savoir 500 millions d'euros. Et cela sans affecter le pouvoir d'achat des Bruxellois avec une augmentation de la charge fiscale, car on sait que la reprise passe aussi par la demande, par la consommation."

Synthétisée dans une note de 36 pages, cette déclaration de politique régionale dévoile les lignes de force du gouvernement bruxellois pour l'année prochaine. Elle présente quatre priorités majeures : le logement, le climat, la mobilité et l'économie-emploi.