Le gouvernement bruxellois a approuvé l'octroi d'un montant de 60.000 euros alloué au développement d'une méthode alternative à l'expérimentation animale par la Vrije Universiteit Brussel (VUB), a indiqué dimanche le cabinet du ministre régional du Bien-être animal, Bernard Clerfayt.

Des chercheurs de la VUB ont mis au point un modèle expérimental de recherche en toxicologie basé sur des modèles in vitro, c'est-à-dire sur la base de cultures cellulaires. Leur objectif est de développer un médicament contre la fibrose du foie, aussi appelée "maladie du foie gras". Affection hépatique la plus courante, elle concerne environ un quart de la population mondiale et ne bénéficie actuellement d'aucun traitement.

L'avantage de la nouvelle méthode est double, soulignent les autorités régionales : d'une part pour les animaux, qui ne doivent plus subir de tests en laboratoire et, d'autre part, pour les patients puisqu'en utilisant directement des cellules humaines, le procédé est plus proche du modèle humain et a donc plus de chances d'aboutir à un traitement.

"La science a évolué et fait naître des alternatives n'impliquant pas d'animaux de laboratoire et qui donnent des résultats plus pertinents pour l'être humain. Il est donc crucial de permettre le développement de ce type de méthode et de maintenir l'objectif visant à supprimer toute expérimentation animale", a commenté Bernard Clerfayt.