Le gouvernement bruxellois se rendra à Kinshasa l'année prochaine dans le cadre d'une visite officielle.

En réponse à une question du député CDH Bertin Mampaka concernant la récente rencontre du gouvernement bruxelois avec le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, le secrétaire d'Etat en charge des Relations internationales Pascal Smet (one.brussels) a annoncé la tenue d'une visite officielle au Congo à l'automne 2020.

"Nous avons (...) convenu qu'au début de l'automne 2020, le ministre-président Rudi Vervoort et moi-même effectuerions une visite officielle au Congo, et plus particulièrement à Kinshasa, de manière à réactiver la collaboration. Nous sommes en train de préparer cette mission, qui suscite déjà un certain enthousiasme", a déclaré Pascal Smet hier en commission des Affaires générales.

"Nous voulons aussi associer la diaspora congolaise, notamment celle présente à Bruxelles, aux préparatifs de cette mission. Vous le voyez, nous relançons la collaboration entre les villes-régions de Kinshasa et de Bruxelles. Sur le plan économique, une mission conjointe aux trois Régions aura lieu en mars. La représentation politique sera assurée uniquement par le ministre wallon Willy Borsus. Je n'y participerai donc pas personnellement. En septembre-octobre, une importante délégation bruxelloise se rendra sur place avec des acteurs politiques, culturels, universitaires, etc., dans le but de reconstruire une relation avec la population de Kinshasa."

Lors de la rencontre entre les membres du gouvernement bruxellois avec le président Félix Tshisekedi, Pascal Smet a principalement discuté des domaines de collaboration possibles et de leur mise en oeuvre entre la Région bruxelloise et la ville-province de Kinshasa. "L'instabilité politique qui a régné en République démocratique du Congo et à Kinshasa a affecté la mise en oeuvre de notre accord avec les autorités locales. Notre rencontre a notamment permis de discuter de la relance de cet accord", a encore pointé Pascal Smet.

Au vu de la situation, nous avons estimé que la réactivation de l'accord bilatéral entre Kinshasa et Bruxelles devait se décliner sur trois niveaux. Sur le plan administratif via un soutien au niveau de la formation et du renforcement des compétences sur les thématiques de l’état civil et du recensement numérique ; sur le plan économique au sens large, mais aussi au niveau de la relation entre les ports de Bruxelles et de Kinshasa ; et sur le plan culturel.