La VUB a reçu un subside pour l’arrivée d’un nouveau chercheur à temps plein.

La Région bruxelloise subsidie pour la troisième année consécutive un groupe de recherche spécialisé dans le bien-être animal à la VUB. Les membres d’ In Vitro Toxicology and Dermato-cosmetology (IVTD) travaillent sur les alternatives aux expérimentations sur les animaux.

Ce renforcement de l’investissement régional fait suite à la polémique du début d’année avec les animaux maltraités dans les laboratoires de la VUB.

L’IVTD reçoit cette année le renfort d’un nouveau chercheur à plein temps. Ce nouveau poste a été rendu possible, en partie, par les 30.000 € alloués par la secrétaire d’État chargée du Bien-être animal, Bianca Debaets (CD&V). Elle a en d’ailleurs profité pour visiter pour la première fois les installations situées à hôpital universitaire de la VUB à Jette.

L’objectif est clair pour Bianca Debaets : "Le sujet de débat principal abordé est la question d’objectifs plus concrets dans la diminution du nombre d’expérimentations animales en Région bruxelloise."

Ce soutien ponctue plus de 25 années de recherche pour les chercheurs de l’IVTD. Il permet de continuer à développer des procédés portant sur de nouvelles méthodes alternatives aux expérimentations animales.

Dans le même temps, cela permet de développer de meilleurs modèles d’expériences qui se rapprochent plus du corps humain, et donc d’améliorer la précision des expérimentations actuelles. Moins de 60 % des tests réalisés sur les animaux sont applicables à l’homme alors que ces études classiques coûtent généralement beaucoup d’argent.

Depuis l’an dernier, l’équipe de l’IVTD a développé un procédé par lequel des cellules souches de la peau humaine peuvent être transformées en cellules de foie humain.

Pour intensifier ses recherches et les améliorer, un centre d’innovation ouvrira ses portes dans une dizaine de jours avec le concours des chercheurs de l’IVTD dirigés par la professeur de la VUB, Vera Rogiers.

"Grâce à notre soutien, j’espère que l’université va accroître ses recherches et que cette approche différente pourra être utilisée au niveau national mais aussi international. La VUB prouve que des méthodes alternatives existent. La souffrance animale doit être évitée au maximum", conclut Bianca Debaets.