Suite à la décision de justice rendue ce jeudi qui donne raison à la commune d'Uccle dans le dossier de la fermeture du bois de la Cambre, la Ville de Bruxelles, gestionnaire du bois, doit proposer un nouveau scénario aux parties concernées.

Du côté de Touring, l'on estime que rouvrir la boucle sud ne va pas résoudre tous les problèmes puisque la congestion risquerait alors de se déplacer vers l’avenue de Franklin Roosevelt, en augmentant l'engorgement du carrefour "Etoile" composé de six axes à hauteur de la Villa Lorraine.

Sous réserve de l'accord de la Ville de Bruxelles, Touring propose de plancher sur le scénario 5 qui est sur la table. Ce scénario, vu d'un bon oeil par le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès (MR) prévoit de laisser l'avenue de Diane à double sens, comme prévu dans le cadre de la phase test, mais en prolongeant le tracé des voitures jusqu'à la Drève de Lorraine. "Pour ceux qui viennent de l'avenue de Louise, cela ne change rien. On investit uniquement le tracé ouest du Bois en consacrant exclusivement tout le tracé est à la détente et aux loisirs, avec un aménagement de vitesse modérée et l'aménagement d'une piste cyclable sécurisée ", explique Lorenzo Stefani. " Cela permettrait de désengorger la chaussée de Waterloo qui est aujourd'hui congestionnée car les automobilistes évitent de prendre la Drève de Lorraine de peur de se retrouver face à un mur."

" Nous sommes depuis le début de la fermeture en discussion avec la Région mais sans réaction positive, contrairement à la Ville qui a été plus à l’écoute et à qui Touring a remis plusieurs propositions d’alternatives à la Ville de Bruxelles et qui devrait répondre mieux aux besoins de chacun. Nous avons convenu une réponse de la Ville après la phase test qui se termine ce dimanche" , précise-t-il.

Par ailleurs, Touring n'exclut pas d'aller en justice suite aux différents aménagements cyclables réalisés durant la crise sanitaire . "Les griefs relevés par la justice dans le dossier du bois de la Cambre sont les mêmes que pour les pistes cyclables, avec une absence de concertation par la Région. Nous avions fait cette remarque pour le boulevard Sylvain Dupuis où la Région a depuis lors annoncé qu'elle allait faire des ajustements. Mais la problématique est identique pour les autres axes et nous envisageons d'aller en justice pour contester la méthodologie. En cette période de crise sanitaire et économique, il est indispensable de permettre le libre choix de transports et de se concentrer sur la mise en place d’alternatives performante", conclut Lorenzo Stefani.