Coup de gueule du bijoutier dont le commerce a été braqué ce vendredi

ANDERLECHT Cela fait maintenant 12 ans que la famille d’Aydin Goksel tient la bijouterie Liliane, rue Wayez. Ce dimanche, dans les pages de la DH , nous vous décrivions l’incroyable violence avec laquelle trois braqueurs se sont attaqués à son papa de 72 ans, Sami, et son neveu. Aydin, lui, était parti cinq minutes avant l’arrivée des malfrats.

“Ils ont frappé mon père à coup de marteau sur la tête, puis mon neveu a voulu protéger son grand-oncle en s’attaquant à l’un des individus avec un extincteur. Tous les deux ont encore reçu des coups alors qu’ils étaient à terre” , fustige le gérant de 29 ans. Cette violence gratuite “le dégoûte”  : “pour moi, quand on regarde les images filmées par les caméras, ce sont des amateurs. Ils ont tout de suite frappé mes proches, sans essayer de les maintenir…”

Actuellement, les auteurs sont toujours activement recherchés. Leur scooter a néanmoins été retrouvé non loin. Ce samedi et dimanche fut un week-end très difficile pour la famille. “On a tout nettoyé, car ils avaient cassé de nombreuses vitrines à la masse, cela a fait beaucoup de dégâts. ” À ces dégâts, il faut bien sûr rajouter les près de 100.000 € dérobés dans la caisse mais aussi dans les vitrines. C’est du moins l’estimation du butin réalisé par Aydin, toujours occupé à faire l’inventaire des bijoux volés.

Et le gérant de regretter le manque de policiers dans la rue Wayez. “Jeudi dernier, j’ai appris qu’une pharmacie a également été braquée, dans la même rue… C’est tout de même une grosse artère commerçante à Anderlecht. Voilà des années qu’on nous promet une présence policière accrue, mais on ne voit rien venir. Nous demandons qu’une patrouille fasse la ronde de manière permanente.” La liste noire continue… “Nous, on avait déjà été braqués, il y a huit ans. Mais pas avec une telle violence…”

Le père d’Aydin, Sami, a besoin “d’énormément de repos” .

Quant à la bijouterie à proprement parler, Aydin va investir encore plus d’argent pour la sécuriser. “Il faut remplacer la porte blindée qui a été fissurée. On va rajouter un sas de sécurité, des doubles portes, etc.”

Tous ces travaux vont retarder la réouverture du magasin. Samedi, Aydin nous disait encore pouvoir ouvrir son magasin dès mardi, mais à présent, il sait que ce ne sera pas avant vendredi. “Cela fait encore un gros trou dans notre chiffre d’affaire” , déplore le bijoutier. Qui devra malgré tout continuer à travailler, avec encore un peu plus la peur au ventre… Car à l’heure d’écrire ces lignes, les braqueurs couraient toujours dans la nature…



© La Dernière Heure 2012