Seuls la N-VA (3 voix) et le Vlaams Belang (une voix) ont voté contre le nouveau dispositif validé par 82 députés. Jusqu'à présent, l'alternance homme/femme était obligatoire sur les listes communales, du moins depuis les élections locales d'octobre 2018. Cela sera donc également obligatoire sur les listes régionales lors du prochain scrutin en 2024.

La proposition a été déposée par plusieurs partis politiques dont notamment Ecolo qui s'était déjà imposé la tirette lors des précédents scrutins.

Elle avait déjà été présentée lors de la précédente législature mais recalée parce qu'elle n'avait pas eu assez de suffrage du côté néerlandophone. Dans les rangs de la majorité, il manquait notamment les voix de l'Open Vld.

Cette fois, les libéraux flamands se sont joints à la large majorité qui a soutenu le texte toutefois amendé sur un point: les 2ème et 3ème places pourront être occupées par des candidates ou des candidats du même sexe.

L'exception est motivée par la volonté d'offrir aux partis politiques un peu plus de flexibilité sur l'ordre des candidates ou des candidats aux places les plus stratégiques de leur liste, sans pour autant leur permettre, de quelque manière que ce soit, de favoriser indûment la visibilité ou l'élection de candidates ou candidats d'un sexe déterminé, en comparaison avec l'application stricte de la tirette.

La N-VA et le Vlaams Belang ont voté contre le principe même de la tirette.

Cieltje Van Achter (N-VA a expliqué que son parti n'était pas opposé à l'objectif d'une meilleure représentation des hommes et des femmes au parlement, mais au moyen fixé pour y arriver. Elle a souligné que si le texte avait été d'application en 2014, elle-même n'aurait pas été élue. La liste était alors tiré par Johan Van den Driessche, précédant deux femmes - Liesbet Dhaene et elle-même - devant deux hommes aux quatrième et cinquième places.

En comparaison avec le scrutin du 25 mai 2014, le parlement de la Région de Bruxelles-Capitale a vu la proportion de femmes parmi ses membres progresser lors des élections du 26 mai 2019. La représentation féminine est passée de 36 à 39 élues sur 89, soit de 40,45% à 43,80% de l'assemblée. On observe toutefois un déséquilibre entre le collège francophone et le collège néerlandophone, avec respectivement 33 élues sur 72 assurant une proportion de 45,80%, et 6 élues sur 17 représentant une proportion de 35,30%.