Pour la deuxième année consécutive, la Ville de Bruxelles accuse un budget 2022 en déficit. En cause : le déménagement de l’ensemble de l’administration bruxelloise dans le bâtiment Brucity imposera un double coût durant quelques mois. "Nous allons payer deux fois le nettoyage, le gardiennage, la maintenance des ascenseurs, etc.", explique-t-on au cabinet du bourgmestre Philippe Close. Coût prévu : 4,7 millions d’euros, soit 0,5 % du budget total de 912 millions d’euros.

Malgré le contexte de crise qui touche toutes les communes du pays, la capitale n’augmentera ni l’impôt sur les personnes physiques (IPP) ni les additionnels au précompte immobilier. Mais deux autres taxes, visant plus spécifiquement le secteur du bureau et de la construction. Ainsi, la taxe d’occupation temporaire de la voirie publique (OTVP) passe de 0,89 euro à 2 euros par jour et mètre carré. Cette taxe vise avant tout les professionnels de la construction, pas les particuliers qui rénovent leur maison. Ainsi, le coût pour un conteneur de 4 m2 installé pendant 28 jours devant chez lui coûtera donc 224 euros, au lieu de 100 euros. Rien d’insurmontable. La Ville table sur une recette supplémentaire entre 4 et 5 millions d’euros.

11 millions € de recettes nouvelles espérés

La Ville espère encore récupérer six millions d’euros (estimation basse) avec la hausse de la taxe sur les bureaux. Le tarif passe de 9,89 euros par mètre carré et par an à 17 euros. Un solide bond qui touchera, selon les estimations de la Ville, surtout les entreprises qui disposent de plus de 5 000 m2 de bureaux dans la capitale (80 % des recettes de cette taxe bureaux).

"Afin d’épargner les très petites entreprises et les professions libérales, les 100 premiers mètres carrés sont exonérés de taxe", détaille-t-on encore au cabinet du bourgmestre, chargé des Finances de la Ville. "De même, les professions libérales dont le bureau est accessoire au logement sont elles aussi exonérées."

En matière d’investissement, la Ville de Bruxelles annonce l’extension de l’athénée des Pagodes, pour qu’il puisse atteindre une capacité de 600 élèves. Tandis que des travaux de réaménagement du parc de Bruxelles et du square Marguerite Duras, à côté de la place Sainte-Catherine, seront mis en œuvre cette année encore. La Ville entend revenir à l’équilibre l’an prochain ou au plus tard en 2024.