Que deviennent les plus proches collaborateurs d’un bourgmestre en cas de démission ? La question se pose avec le départ précipité de l’hôtel de ville d’Yvan Mayeur.

Le socialiste pouvait compter sur deux cheffes de cabinet, Rita Glineur et Morgane Lobjois. Si la première s’apprête à rejoindre le CPAS duquel elle avait été détachée, le sort de la seconde est pour l’heure moins clair.

Il nous revient de plusieurs sources que la présidente de la Fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx, tenterait d’imposer l’ancienne cheffe de cabinet d’Yvan Mayeur à son successeur Philippe Close. Une telle démarche peut avoir du sens si l’objectif est d’assurer une transition et un suivi efficaces des dossiers en cours.

Mais ce choix semble être largement sujet à caution. En effet, Morgane Lobjois est loin de faire l’unanimité à l’hôtel de ville où elle s’est mise de nombreuses personnes à dos.

Des collaborateurs la décrivent comme une personne obtuse qui aurait contribué à renforcer le tempérament autoritaire et insulaire du bourgmestre démissionnaire. Celle-ci entretenait d’ailleurs des rapports tendus avec le chef de corps de la police Guido Van Wymersch, avant son départ à la retraite, et les commerçants l’avaient aussi prise en grippe.

Enfin, il nous revient également que ses relations avec les partenaires de majorité libéraux n’étaient pas non plus au beau fixe.

Suite à la parution de cet article, Laurette Onkelinx signale qu'elle dément fermement avoir tenté d'imposer qui que ce soit dans la nouvelle équipe de Philippe Close.