Le collège d'Auderghem a envoyé un courrier à la première ministre Sophie Wilmès pour établir un collège d'experts historiens chargé de contextualiser l'époque coloniale.

Une statue à l'effigie du roi Léopold II a été déboulonnée au square du Souverain, à Auderghem, dans la nuit de jeudi à vendredi. Selon les activistes à l'origine de l'action coup de poing, les symboles du colonialisme sont encore trop présents à Bruxelles.

Une action condamnée par le bourgmestre d'Auderghem Didier Gosuin (Défi). "Je condamne ces actes de vandalisme qui sont des actes de délinquance car contraires à l'état de droit. Cette manière de procéder ne va pas permettre d'apaiser une histoire certes controversée, mais risque au contraire de radicaliser les propos. Je soutiens le fait qu'il faille avoir un récit objectif de notre époque coloniale et de celles et ceux qui y ont contribué comme le roi Léopold II mais aussi le général Jacques, le major Pétillon, qui ont participé à cette histoire coloniale", explique Didier Gosuin.

Suite à cet incident, le collège d'Auderghem a écrit à la première ministre Sophie Wilmès pour qu'on établisse un collège d'experts historiens chargé de contextualiser cette époque coloniale. "Je remettrai la statue de Léopold II en place uniquement lorsqu'il y aura une cette contextualisation. Ce n'est pas en faisant tomber une statue qu'on gomme le passé", conclut-il.