Les occupants étaient prévenus depuis plusieurs semaines que l’expulsion aurait lieu ce jeudi. Lorsque la police et les services sociaux sont arrivés sur les lieux, il n’y avait donc plus personne à expulser, mais un terrain à nettoyer.

Le départ des Roms installés à Schaerbeek sur un terrain de la Régie Fédérale marque la fin du dossier qui aura révélé les failles de la coordination entre la commune, la région et l’État fédéral.

Un terrain en mauvais état

Sur le côté plus pratique, le campement était encore presque en l’état, confie le cabinet de la bourgmestre faisant fonction. “La majorité des cabanes et maisons construites étaient encore debout, et le terrain est fortement dégradé notamment dû au fait qu’il n’y avait plus de poubelles.”

Le sol est jonché de déchets en tous genres. Une entreprise payée par le fédéral s’affaire donc à nettoyer les lieux, ce qui devrait prendre beaucoup de temps vu l’état du terrain.

La commune demande des mesures, pas la Région

Afin de ne plus rencontrer les mêmes problèmes, la commune “exige” que la Régie Foncière fédérale, à qui appartient le terrain, pose des barrières suffisamment résistantes pour empêcher une nouvelle occupation.

Mais selon Schaerbeek, la Régie Foncière leur aurait signifié qu’elle n’avait pas l’intention de le faire. “On a un manque de réactivité et une collaboration qui n’est pas exemplaire.” Contactée, la Régie Fédérale n’a pas donné suite à nos questions.