Le gouvernement bruxellois a approuvé en dernière lecture un projet d’arrêté autorisant la détention de chats bengals à partir de la cinquième génération en Région bruxelloise. Il est ainsi ajouté à la liste positive des mammifères qui peuvent être détenus.

Le chat bengal est issu d’un croisement entre un chat domestique et un chat léopard asiatique. Il s’agit donc d’un "chat hybride" dont la détention est normalement interdite en Région bruxelloise. En effet, les espèces de chats sauvages n’ont pas un comportement adapté à la vie en captivité, ce qui peut entraîner des problèmes comportementaux.

Toutefois, il apparaît qu’à partir de la cinquième génération (génération F5), le bengal perd ses caractéristiques sauvages rendant son comportement adapté à la vie en captivité.

"Le bengal est l’une des races de chats hybrides les plus courantes en Belgique. En plus, le chat léopard asiatique présente une certaine préadaptation à la domestication. Cela est d’autant plus vrai pour les bengals de la cinquième génération qui sont assimilés, par les scientifiques, à des chats domestiques. Il est dès lors normal de les autoriser et d’appliquer les mêmes obligations d’identification et de stérilisation que pour les autres chats", explique Bernard Clerfayt (Défi), ministre bruxellois du Bien-être animal.

Comme tous les autres chats, les bengals autorisés à la détention devront être enregistrés et stérilisés.

Tous les chats hybrides sont interdits en Région bruxelloise, y compris le bengal jusqu’à la quatrième génération (de F1 à F4).