Bruxelles comptait près de 90.000 chercheuses et chercheurs d'emploi fin juin, soit une augmentation de 3% par rapport au même mois l'an dernier, annonce l'office de l'emploi bruxellois Actiris ce vendredi. L'organisme a publié plus du double d'offres par rapport à juin 2020, mais ces chiffres doivent être interprétés avec réserve. La capitale dénombrait fin du mois 87.940 chercheurs d'emploi, pour un taux de chômage de 15,4 %. Cela représente 2.539 personnes de plus qu'en juin 2020 (+3%). Par rapport au mois de mai de cette année, Actiris enregistre 291 chercheurs d'emploi supplémentaires (+0,3 %).

Chez les jeunes, le chômage atteint un taux de 21,4 %, avec 7.883 jeunes en recherche d'un emploi en juin 2021, soit 250 de moins que l'an dernier (-3,1 %), mais 716 de plus qu'en 2019.

Le nombre d'entrées dans le chômage classique n'a pas beaucoup augmenté avec la crise du Covid-19, mais cela s'explique par le fait que pour l'instant, l'effet de la crise s'enregistre surtout au niveau du chômage temporaire et du droit passerelle, ce qui permet aux entreprises de ne pas devoir licencier massivement, observe Actiris. Pour bénéficier du chômage temporaire, les travailleurs et travailleuses ne sont en effet pas obligés de s'inscrire comme chercheurs d'emploi.

Actiris a reçu 5.272 offres d'emploi en juin, soit une hausse de 130,5 % par rapport à la même période en 2020 et de 91,1% par rapport à juin 2019. Mais cette hausse traduit surtout le fait qu'Actiris capte mieux les offres de type intérim et celles des administrations publiques, qui ne passaient auparavant pas par l'organisme. L'impact important de la crise sur les offres d'emploi il y a un an impose en outre une prudence supplémentaire.

"La hausse doit donc être interprétée avec réserve et ne reflète pour l'instant que partiellement une réelle reprise des activités", souligne l'office de l'emploi, qui estime tout de même que ces chiffres indiquent une reprise progressive dans l'Horeca, le commerce et le transport.