Bruxelles Le CPAS a présenté son plan logements de 2019 à 2024. Parmi les nombreux projets: des emplacements pour les forains, des logements intergénérationnels et des habitats groupés.
Ce mercredi 9 octobre, le CPAS de la Ville de Bruxelles a présenté son plan logements 2019-2024. Au programme, 18 nouveaux projets ainsi que la création de 296 logements répartis sur l'ensemble du territoire de la Ville et à travers plusieurs sites aux objectifs sociaux différents. Par ce nouveau plan, la Ville de Bruxelles et son CPAS souhaitent se concentrer sur ses publics cibles qui sont les sans-abri ou les personnes mal logées, les femmes et les familles, les personnes âgées, les étudiants, les Personnes à Mobilité Réduite (PMR) et les ménages précaires bruxellois. 
Le centre prévoit notamment la mise en place de 25 logements en habitat groupé communautaire pour les familles monoparentales. L'objectif est de développer des structures d'habitation regroupant deux entités privatives de deux ou trois chambres et une salle d'eau, autour de lieux de vie communs. "Cela peut permettre de développer une véritable solidarité entre les différentes familles qui n'ont qu'un seul parent", explique Karine Lalieux (PS). 
Et le CPAS ne prévoit pas uniquement ces systèmes d'habitat groupé pour les familles. En effet, la Ville de Bruxelles qui présente déjà plusieurs maisons de repos sur son territoire entend également privilégier au maximum l'indépendance des personnes âgées de la commune. Ainsi, 20 logements en habitat groupé pour les seniors sont également au programme. "Nous avons vraiment la volonté de permettre aux personnes âgées de rester dans leur logement le plus longtemps possible." Chaque chambre sera équipée d'une kitchenette et d'une salle d'eau et la structure sera développée autour de lieux de vie commun. 
Enfin, parmi les autres logements prévu par le plan 2019-2024, il y aura 15 logements pour étudiants, mais aussi 50 logements locatifs aux loyers inférieurs de ceux pratiqués par le secteur privé, 28 emplacements pour des caravanes de forains et 75 logements moyens acquisitifs. "Nous réalisons que c'est aussi une priorité pour les familles moins aisées de devenir propriétaire. Nous allons donc travailler avec la Région et CityDev pour nous calquer sur leur système et proposer ainsi des logements acquisitifs réservés à un public disposant de revenus dont le maximum est fixé", poursuit Karine Lalieux.
Sur certains sites, plusieurs types de logements coexisteront, "afin de développer leur dimension intergénérationnelle, la cohésions sociale et la mixité." Six de ces 18 projets ont déjà été entamés à ce jour.