Le Ministre-Président Rudi Vervoort (PS) portera la demande bruxelloise au comité de concertation du 18 décembre prochain.

A la demande de Nawal Ben Hamou (PS), le gouvernement bruxellois s’est déclaré favorable à la création d’une conférence interministérielle dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes. "La volonté du gouvernement bruxellois est un premier pas vers une prise de conscience nationale de l’urgence du problème" se réjouit la secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances qui bouclera déjà, en mars 2020, un premier plan bruxellois de lutte contre les violences faites aux femmes.

"Nous sommes tous concernés par la question des violences faites aux femmes. Ces violences doivent être combattues de manière transversale, à tous les niveaux de pouvoir. Cela passe par exemple par une sensibilisation à l’école, par une formation adéquate des acteurs de la santé, de la police, de la justice. Cela passe encore par l’accueil et la protection des victimes. Mais aussi par la sanction des auteurs et leur prise en charge, précise-t-elle. C’est le pays dans son entièreté qui doit se mobiliser dans cette lutte."

Une volonté partagée par ses collègues Christie Morreale et Bénédicte Linard qui ont entamé une démarche similaire auprès de leurs gouvernements respectifs. L’objectif des trois ministres est "d’avancer concrètement et de manière coordonnée avec toutes entités du pays sur les actions du Plan d’action national 2020-2024".

Mais Nawal Ben Hamou affirme que lancer des plans ne suffit pas : "Il faut aussi les mettre en œuvre. Cette conférence interministérielle devra se réunir, plusieurs fois par an, pour évaluer l’état d’avancement des mesures décidées par chaque ministre, à chaque niveau de pouvoir. Nous devrons donc agir et rendre des comptes."

Le Ministre-Président Rudi Vervoort (PS) portera la demande bruxelloise au comité de concertation du 18 décembre prochain.