Pour la troisième année consécutive, le matrimoine de Bruxelles est mis à l'honneur le temps d'un week-end, dès ce vendredi jusqu'à dimanche. Ces Journées du matrimoine sont organisées à l'initiative de la plateforme L'architecture qui dégenre et de l'ASBL L'Ilot - Sortir du sans-abrisme, pour faire découvrir l'héritage bruxellois laissé par les femmes, souvent éclipsées. Le matrimoine est défini par les organisatrices comme tout bien matériel ou immatériel ayant une importance artistique ou historique hérité des femmes. Le programme de ces trois journées vise à faire prendre conscience au public "de la participation des femmes dans les multiples corps de métiers liés au matrimoine", explique l'organisation de l'événement.

Il s'agit de mettre en lumière "d'une part l'héritage matrimonial bruxellois historique - architectural, sculptural, urbanistique, social. D'autre part, les Journées sont aussi l'occasion de découvrir le patrimoine actuel - artistique, politique et féministe".

Ateliers et visites sur le terrain permettront aussi de s'interroger sur l'accès de la propriété pour les femmes et aux professions.

Parmi les activités pour lesquelles une réservation était requise, figurent notamment plusieurs visites guidées: l'une à Ixelles sur l'histoire des femmes dans les cinémas bruxellois, d'autres aux musées royaux des beaux-arts de Belgique sur la thématique des femmes dans l'art ou encore une dans le quartier bruxellois du Sablon centrée sur les musiciennes du 19e siècle.

Un atelier de reliure, une cartographie sonore pour s'interroger sur l'asioféminisme ou encore un atelier de jeu théâtral pour enfants sur les étiquettes et les discriminations font également partie du programme.

Pendant toute la journée, ce vendredi, il sera aussi possible de créer des notices sur des femmes belges pour l'encyclopédie en ligne Wikipédia, depuis la bibliothèque de la faculté d'architecture La Cambre-Horta ULB.