L'écrin et son jardin, sur la liste du patrimoine mondial cette semaine ?

BRUXELLES La Grand-Place et quatre joyaux de Horta (les hôtels Solvay, Tassel et Van Eetvelde; le toit musée du maître). I n fine, Bruxelles s'avère peu de chose au patrimoine mondial de l'Unesco. Qui sait si, entre le 22 et le 30 juin, le somptueux palais Stoclet ne rejoindra pas la liste, riche de 878 sites. Ce sont nos confrères du Soir qui ont mis le doigt sur cette éventualité, tout honorifique qu'elle se contente d'être.

Il y a deux ans, la Région de Bruxelles-Capitale se mit à défendre la cause de l'écrin classé en 1976 - l'intérieur n'acquit qu'en 2005 le même statut que les murs. Chef-d'œuvre de la sécession viennoise (Art Nouveau de l'Europe centrale), l'hôtel particulier érigé entre 1905 et 1911 est connu pour intégrer tous les arts. Le commanditaire du 279-281 avenue de Tervueren, Adolphe Stoclet, ingénieur et financier, mit le paquet pour ce faire. Si bien que Jozef Hoffman, l'architecte, y exhalta les formes simples, "mêlées d'une élégance maniérée", confirment les esthètes. Pour un résultat sans égal.

L'ONG Icomos , très réputée, a déjà donné son aval aux experts de l'Unesco, réunis à Séville. Aussi les Monuments et sites, Emir Kir (PS, secrétaire d'État) en tête, ont-ils bon espoir. Ne fût-ce que pour que ce label absolu ouvre davantage les portes d'un palais, certes divin, mais trop peu ouvert au public.



© La Dernière Heure 2009