L’accord entre l’Union européenne et les pays du Marché commun du Sud (Mercosur) à savoir l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay a du plomb dans l’aile. Après la Wallonie en janvier, c’est le Parlement bruxellois qui a refusé ce lundi en commission l’accord mixte en l’état actuel, nécessitant l’assentiment des parlements régionaux à l’instar de l’accord du CETA en 2016.

Auteure de la proposition de résolution qui renonce à la forme actuelle de l’accord commercial, Véronique Lefrancq (CDH) salue le vote du Parlement. "La Région bruxelloise comprenant la capitale de l’Europe devait prendre une décision forte par rapport à un accord commercial d’une telle nature. Nous ne pouvions accepter l’accord UE-Mercosur qui mettait à mal nos objectifs environnementaux, nos standards sanitaires, ou encore nos producteurs locaux."

Le texte de cette proposition de résolution a été cosigné par des députés de la majorité mais aussi de l’opposition. Pour la députée bruxelloise, ce type d’initiative permet de dépasser les clivages politiques. "Nous avons travaillé sur ce texte avec la majorité alors que nous sommes de l’opposition. Cela démontre qu’en adoptant une attitude constructive nous pouvons faire avancer les choses sur des sujets d’une importance certaine. Je remercie mes collègues de la majorité pour leur soutien et leur travail dans notre démarche."

Après avoir été débattue et votée en commission ce lundi, la proposition de résolution sur l’accord UE-Mercosur passera dans les prochaines semaines en séance plénière où elle sera adoptée.