Bruxelles Le préavis de grève du personnel des cinq hôpitaux, répartis sur onze sites, court jusqu’à lundi soir 20 h.

Le personnel des hôpitaux bruxellois du réseau Iris a entamé dimanche soir à 20 h une grève de 24 heures, qui devrait, selon les retours des délégués syndicaux, être "bien suivie" . Concrètement, pour les patients et proches, le fonctionnement de ces hôpitaux publics devrait être similaire à un service du dimanche, et il existe un risque que des consultations soient annulées. Un service minimum aux patients hospitalisés et aux urgences est, bien entendu, maintenu.

Les hôpitaux concernés par la grève sont le CHU Brugmann, le CHU Saint-Pierre, l’Institut Bordet, l’hôpital des enfants Reine Fabiola (Huderf) et les Hôpitaux Iris Sud (Baron Lambert, Etterbeek-Ixelles, Bracops et Molière-Longchamp).

Quelque 350 personnes, selon les syndicats, ont exprimé leur colère lundi matin face au siège de l'association faitière Iris, à Saint-Gilles, qui fédère les hôpitaux publics bruxellois. Le personnel de ceux-ci est en grève depuis dimanche soir pour protester contre ses conditions de travail et de rémunération. Une délégation syndicale devait rencontrer la direction à 09h30. "Ce n'est pas notre ultime moyen de pression, mais il est certain que nous en avons assez. L'action de ce lundi doit permettre d'ouvrir des négociations", a affirmé le secrétaire régional bruxellois de la CSC Services publics, Benoit Lambotte.

Une réunion du "Comité C Iris", un comité de concertation entre les représentants syndicaux et ceux du conseil d'administration de la faitière, dont son président Renaud Witmeur (étiqueté PS), était prévue à 09h30.

Les syndicats plaident pour une revalorisation barémique, la possibilité de mettre en place des réductions du temps de travail, un second pilier de pensions pour les contractuels ainsi qu'un remboursement complet des frais de transport.

"Nos revendications sont connues depuis longtemps. Maintenant il est temps que la direction montre son engagement", a ajouté Benoit Lambotte.