Dernièrement, la Fédération Wallonie-Bruxelles, en charge de l’athénée, a fait condamner cinq locaux.

Des élèves chaussés de palmes et armés de parapluies. C’est ce que montre une vidéo tournée il y a quelques années dans les locaux de l’athénée royal de Ganshoren. Le sol des classes est gorgé d’eau tandis que des gouttes tombent du plafond. Cinq ans plus tard, la situation ne s’est pas améliorée, comme en témoigne cette professeure de français : "Je me lavais les mains dans l’évier de mon local puis j’ai entendu un bruit de craquement. Je me suis reculée et une plaque du plafond s’est décrochée. Je l’ai échappé belle !" Cet énième incident lié à l’état d’insalubrité des bâtiments a poussé l’association des parents à réagir ce lundi, alors que le personnel avait déjà fait un arrêt de travail le 24 septembre dernier.

Dans un communiqué, parents et enseignants demandent que leur école soit sauvée. Ils dénoncent une situation qui stagne depuis une décennie. "Ça fait plus de dix ans qu’on nous fait miroiter des rénovations. L’année passée, pétition, arrêts de travail et actions ont déjà eu lieu. Mais les promesses concernant des réparations d’urgence n’ont pas été tenues." Un délégué syndical poursuit : "La détérioration des bâtiments provoque des accidents et des maladies du travail. Plusieurs collègues en ont déjà fait les frais. Nous n’avons plus assez de locaux pour pouvoir donner cours à tous les élèves et les enfants doivent manger dehors faute de place."

Dernièrement, la Fédération Wallonie-Bruxelles, en charge de l’athénée, a fait condamner cinq locaux. "Nous cherchons des solutions temporaires de relogement le temps de pouvoir mettre en place le projet de reconstruction de l’école", indique Mathurin Smoos, inspecteur général des infrastructures scolaire à la Fédération. Mais les membres du personnel veulent de "vraies solutions". Ils invitent donc la ministre à leur rendre visite et à leur donner des garanties. S’ils estiment que les solutions proposées ne suffisent pas, ils "seront obligés d’avoir recours à la grève".