Nouvelle étape dans le dossier Dockside, situé dans le quartier Sainctelette à Molenbeek-Saint-Jean. La commission de concertation a remis un avis, qui vient d’être publié ce mercredi matin. Un avis favorable, mais assorti de plusieurs conditions. Il faudra en effet que le promoteur revoie sa copie afin de réduire l’envergure du bâtiment.

Situé le long du canal Charleroi-Anvers, à l’angle du quai des Charbonnages, de la place Sainctelette et de la rue des Ateliers, le projet initial Dockside prévoit pour rappel la construction d’un immeuble de 1.632m2, comprenant un socle commercial, 149 logements (principalement studios et appartements de petite taille), des bureaux et un parking (67 places pour voitures, 213 pour vélos). Le tout sur 14 étages avec une hauteur maximale de presque 50 mètres.

Même si elle juge que "le bâtiment est implanté de manière judicieuse", la commission a considéré que "le gabarit doit être légèrement revu". Urban et Bruxelles Environnement remettent donc un avis favorable, entre autres "à condition de réduire l’immeuble de 1 niveau en hauteur, pour la partie basse, et de minimum 1 niveau pour la partie haute, de manière à mieux intégrer le bâtiment dans son contexte". De même, des adaptations doivent être faites au niveau du type de logements. Le projet devra en effet prévoir "un minimum de 30% d’appartements 2 chambres et 10% d’appartements 3 chambres".

Parmi les points positifs trouvés au projet par les instances régionales, on note le fait que le projet "affirme le caractère métropolitain de la place Sainctelette" et "supprime un chancre urbain et participe à la revitalisation d’un contexte urbain en pleine mutation".

La commune de Molenbeek-Saint-Jean avait quant à elle remis un avis défavorable au projet, considérant que "le projet ne répond pas au bon aménagement des lieux".

On vous en parlait récemment : ce dossier suscite également de vives protestations de la part de riverains. L’ASBL La Table Ronde de l’Architecture évoquait la semaine dernière une "balafre architecturale digne de la bruxellisation des années 60". Un "contre-projet" à huit étages a dès lors été élaboré par l’architecte Jakub Ryng. Une initiative citoyenne qui n’a visiblement pas fait pencher la balance du côté des instances régionales représentées à la commission de concertation.