Bruxelles Caroline Désir s’étonne de voir Lucas Ducarme surfer sur les thèses de l’extrême droite.

Caroline Désir (PS) a avalé son café de travers samedi matin à la lecture des propositions du MR en matière de vivre-ensemble à Bruxelles. "Nous sommes indignés par cette sortie de Lucas Ducarme sur l’interdiction des minarets visibles à Bruxelles", commente l’Ixelloise. "Au lendemain des attentats de Christchurch, cela sonne comme une provocation à l’égard de nos concitoyens de confession musulmane. On se demande ce qu’il se passe dans sa tête. Est-ce que c’est ça le projet de société du MR pour Bruxelles ? Est-ce que le MR veut opposer les populations les unes contre les autres selon leur religion ?"

La socialiste y voit une similitude avec la proposition formulée par l’UDC en Suisse. "Proposition soutenue par les partis d’extrême droite français et allemand, le Front nnational de Marine Le Pen et l’AfD", rappelle-t-elle. "On est donc ici clairement sur une ligne d’extrême droite. On sait que le MR court derrière Alain Destexhe mais dresser les populations les unes contre les autres, c’est dangereux."

Caroline Désir réfute par ailleurs l’accusation du MR, qualifiant le PS de parti prônant le communautarisme à l’anglo-saxonne. "Même s’il ne faut pas être aveugle et ne pas faire fi de l’histoire de Bruxelles, la ghettoïsation n’est pas la solution. Le modèle anglo-saxon, ce n’est pas notre vision. Au contraire, le PS a toujours tenté d’apporter de la mixité dans les quartiers. Qui est le père des contrats de quartier ? C’est Charles Picqué… On mène un travail dans les quartiers depuis trente ans. On peut dire que ce n’est pas assez mais ça n’est jamais assez."