Les socialistes ont subtilement compartimenté leur campagne, bouclée à un train d’enfer dans toute l’entité

ANDERLECHT Après les éblouissants Led de son trio de choc à l’angle Wayez/Mons, le PS a sorti la toute grosse artillerie. Depuis hier midi et ce, jusqu’à samedi (vers 17 h), circulent des wagons bourés de candidats du cartel d’avec le CDH et le SPA… “Nous voulions clore ces six semaines de contacts et de tracts, de façon visible”, narrait Eric Tomas, la locomotive si satisfaite de son bon coup, avant d’embarquer dans le mini-train garé à un jet d’affiche du Sporting.

Ce pari-là est (déjà) réussi. Cloche et mégaphone donneront durant trois jours une résonance exceptionnelle à l’initiative, “ludique et originale” et centrée sur un triple but.

Primo, la “visibilité”. Au long d’un parcours prenant en compte “toutes les rues” (selon un schéma ébauché par Mustapha Akouz, l’échevin de la Mobilité), le train placardé des têtes de la liste s’arrêtera. Entre bavettes avec une quarantaine d’éligibles, il sera possible de prendre l’embarcation en marche. Pour prolonger la papote que se payer une ch’tite boucle à la sauce rouge…

En secundo, le candidat maïeur - dont la bobine tapisse le véhicule - pointe un atout de choc. “Mieux qu’une caravane de 20 bagnoles bloquant les artères, non ?” Enfin, ne fut pas dédaignée une empreinte écologique moindre.

Est-ce à dire que le PS lorgne vers les Verts ? Gardons-nous d’avancer à trop grande vitesse. À 72 heures de l’échéance, LA certitude, c’est le montant de la pub : “1.000 € par jour, divisé par le nombre de candidats”. Ce jour, le train s’en ira siffler à Cureghem. Samedi, le cortège évitera tout train train à Neerpede ou Itterbeek. Avant décollage dominical ?



© La Dernière Heure 2012