Bruxelles Le PS devrait annoncer son choix ce vendredi, voire jeudi soir. Une coalition PS, Ecolo, Défi tient toujours la corde.

Ce n’est plus qu’une question d’heures. Selon nos informations, un accord de principe visant à entamer des négociations en Région bruxelloise devrait être conclu entre les partis francophones ce vendredi, voire déjà ce jeudi soir. "À moins que Défi nous annonce demain que son négociateur en chef et futur formateur s’appelle Bernard Clerfayt, il n’y a pas de raison que l’on change notre plan initial", commente anonymement une source socialiste bien informée. Ce plan initial, précisément, c’est la fameuse coalition francophone qui regroupe le PS, les écologistes et Défi.

Depuis le début des consultations politiques, c’est clairement cette alliance qui tient la corde à Bruxelles. "Et, disons-le clairement, ce n’est pas la coalition de Laurette, c’est celle de Rudi", confie ce même interlocuteur.

Pour rappel, en tant que première force politique francophone en Région bruxelloise, c’est Laurette Onkelinx, présidente de la Fédération bruxelloise du Parti socialiste, et Rudi Vervoort qui ont la main sur les négociations régionales.

La semaine dernière, le CDH - désormais moribond dans la capitale - a choisi les bancs de l’opposition. Le PTB, lui, a conditionné sa participation à un futur exécutif bruxellois à l’impérative présence de son pendant flamand du PVDA. "Cela signifie que deux partis se sont mis hors-jeu", commentait illico Laurette Onkelinx. Autant dire que le compte du parti marxiste paraît réglé dans la capitale.

Reste cette équation mathématique : outre Ecolo en guise de second partenaire, qui de Défi ou du MR montera dans le futur attelage gouvernemental comme troisième larron ? "Il y a un axe Vervoort-Maingain qui existe depuis des années, nous assure-t-on en coulisse. Il ne faut pas le sous-estimer. Mais l’homme dont il faut se méfier aujourd’hui, c’est Bernard Clerfayt." Il est vrai que l’actuel bourgmestre de Schaerbeek - jadis rival politique d’Onkelinx à l’échelon local - et tête de liste Défi à Bruxelles n’a jamais caché son positionnement politique davantage marqué à droite que son président de parti, Olivier Maingain. "Si c’est Bernard qui négocie l’accord de gouvernement pour Défi, il va y avoir un problème. Car si c’est pour avoir la copie du MR avec Clerfayt, autant prendre l’original." Comprenez : la porte n’est pas encore fermée pour le MR bruxellois.

Contacté, Bernard Clerfayt réplique sèchement : "Depuis quand est-ce le PS qui décide de qui va négocier pour notre parti ?" Dans les rangs du président Maingain, le message est clair : "Si nous sommes invités à négocier, c’est Olivier Maingain qui conduira la délégation et qui associera Bernard Clerfayt ou d’autres, selon les dossiers à négocier."