Ce mardi, le groupe PTB au parlement bruxellois a introduit une proposition d’ordonnance pour instaurer des consultations populaires en Région bruxellois.

“Il y a actuellement un énorme besoin pour la population d’être réellement écoutée et d’avoir son mot à dire sur des décisions importantes. La population en a marre des fausses promesses et des programmes qui périment le lendemain du vote. Nous votons tous les cinq ans, mais en dehors de cela, quand est-ce que les citoyens ont le droit de participer à des décisions sur des questions qui les concerne ?”, explique Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au parlement bruxellois.

Le parti pointe notamment un manque de consultation en ce qui concerne les grands projets d'urbanisme, comme Néo. “Le gouvernement bruxellois permet aux gros promoteurs privés d’imposer leurs projets aux habitants. La plupart du temps l’avis de la population lors des enquêtes publiques n’est pas respecté. Et le gouvernement a imaginé des outils comme les plans d’aménagement directeurs (PAD) pour permettre aux gros investisseurs de ne pas devoir respecter les règles d’urbanisme. Résultats : des projets immobiliers ou de prestige qui ne répondent pas aux besoins des habitants.”

Le texte introduit par le PTB prévoit que si 10 000 citoyens en font la demande, le Parlement doit organiser une consultation populaire sur un sujet donné. "Ce serait un vrai premier pas vers plus de démocratie participative avec l’implication de milliers de Bruxellois(es) dans le processus de consultation. Malheureusement, la Constitution interdit à la population d’avoir un rôle décisionnel ou contraignant. Nous insistons néanmoins auprès des députés de la majorité pour qu’elle respecte la position qui ressortira de la consultation populaire.”

Le PTB a néanmoins prévu une limite dans sa proposition : toute demande de consultation dont le sujet ne respecterait pas les droits humains serait refusée.