Cet animal sauvage, inoffensif pour l’homme, n’a jamais été aussi visible que lors de ces mois d’août et de septembre.

Vous en avez peut-être aperçu dans la rue ou dans votre jardin ces dernières semaines, le renard roux n’a jamais été aussi visible que lors de ces mois d’août et de septembre. "C’est maintenant qu’on les voit le plus souvent car les jeunes ont atteint leur taille adulte. Du coup, soit ils s’en vont vivre leur propre vie spontanément, soit leurs parents les éjectent de leur territoire car ils les concurrencent dans leur quête de nourriture", explique Guy Rotsaert, naturaliste au département biodiversité de Bruxelles-Environnement.

Les renards, une fois adultes, sont donc amenés à errer en quête d’un nouveau territoire, jusqu’au moment où ils pénètrent dans une nouvelle zone jusqu’alors occupée par un adulte du même sexe, qui vient de mourir. "La circulation automobile est bien souvent la cause de leur mort, et les jeunes adultes en profitent alors pour se réapproprier le territoire", ajoute Guy Rotsaert.

Certains naturalistes estiment à 3.000 le nombre de renards roux en Région bruxelloise. "Mais selon moi, ce chiffre est invérifiable. En revanche, on peut affirmer qu’ils sont présents dans les 19 communes bruxelloises, explique Guy Rotsaert. Depuis quelques semaines, on retrouve des terriers de renards dans chaque hectare de la Région bruxelloise. La taille des territoires dépend de la quantité de nourriture qui est à leur disposition. C’est la raison pour laquelle on en trouve davantage en milieu urbain que, par exemple, en Forest de Soignes", ajoute Guy Rotsaert.

Cependant, pas question pour les citadins de nourrir ces petites boules de poils arrivées en Région bruxelloise en 1985, bien souvent grâce aux rails de chemins de fer. "Nous recommandons de ne pas les nourrir car ce sont des animaux sauvages qui doivent continuer à chasser. On ne veut pas que le renard devienne une espèce apprivoisée qui rentre dans les habitations, à l’instar d’autres animaux domestiques. De plus, le fait de les nourrir engendrerait une croissance de population non désirée puisqu’ils sont déjà assez nombreux".

Si le renard ne constitue pas de risque pour l’homme, il peut toutefois représenter un danger pour les poules. "Les personnes qui possèdent un poulailler doivent prendre des précautions pour éviter que leurs poules ne se fassent dévorer, ajoute Guy Rotsaert. C’est pourquoi Bruxelles Environnement a conçu un poulailler anti-renard", de sorte que le renard ne puisse pénétrer ni par le haut (c’est un excellent grimpeur) ni par le dessous (il creuse tout aussi bien).