Bruxelles

Vandiest rimait jusqu’à présent avec athlétisme. Désormais, avec la reconversion réussie de Thomas, 30 ans, le patronyme se conjugue également avec triathlon. Dimanche, lors de l’Ironman 70.3 (NdlR : semi Ironman, soit 1,9 km de natation, 90 à vélo et 21,1 en course à pied), l’athlète du RCBT a arraché sa qualification pour les Mondiaux de la spécialité en terminant 3e de sa catégorie lors du rendez-vous de Haugesund, en Norvège. Le tout en un chrono de 4h09.15 lui offrant au passage une 20e place au général et, donc, un ticket pour le rendez-vous de Las Vegas le 8 septembre prochain.

Après avoir écumé durant des années les pistes du RIWA puis du CABW en compagnie de son grand frère Matthieu, l’une des ex-figures de proue du demi-fond belge, Thomas Vandiest, en quête d’un nouveau défi, a fait le choix du triple effort. "J’étais usé par les pépins physiques à répétition et, en même temps, j’avais le sentiment de n’avoir pas été au bout de ce que je pouvais faire. On m’a toujours répété que j’avais le potentiel de mon frère. Je cherchais donc un nouveau défi pour me dépasser et le triathlon, qui est une discipline qui demande de la maturité, s’est imposé naturellement à moi."

Le Bruxellois originaire de Rixensart n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Durant des mois, il a travaillé, souvent loin des projecteurs des compétitions, jonglant entre son boulot d’enseignant, ses activités d’entraîneur des jeunes de son club aux Trois Tilleuls et ses entraînements. "Se lever tôt pour aller nager avant le boulot est devenu une habitude…"

Ce chemin vers Las Vegas, malgré ses qualités, ne fut pas des plus aisés. Ainsi, début juin, Tom Vandiest fut stoppé dans sa première tentative de qualification lors du triathlon de Rapperswil (Sui). En tête après 35 km à vélo, l’épreuve dut être annulée suite aux conditions météorologiques désastreuses. Avec l’obligation de trouver, en catastrophe, une solution de secours. "Je ne peux que remercier tous ceux qui m’ont soutenu et aidé à mener à bien cet objectif. Même sans qualification, j’aurais été heureux vu tout le soutien que j’ai reçu mais aussi le temps réalisé et l’expérience qui mérite vraiment d’être vécue." Mais Thomas Vandiest ne compte pas s’arrêter là. Voilà qui serait mal le connaître. "Désormais, je n’ai qu’une seule chose en tête : tout faire pour briller à Las Vegas !"