Le nouveau conseil d'administration de Samusocial a décidé lundi de procéder au licenciement de l'ancienne directrice de l'ASBL Pascale Peraita (ex-PS), a appris "La Libre" à bonne source.

Cette proche d'Yvan Mayeur, emportée avec lui dans le scandale des jetons de présence, a été prévenue de son licenciement sans préavis avec effet immédiat.

Aucune indemnité ne sera donc accordée à l'ancienne présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles qui bénéficie bien sûr de toutes les voies légales pour contester cette décision. Une communication officielle du Samusocial est attendue dans la soirée.

Pas plus qu'un administrateur interrogé jeudi, le président du Conseil d'administration de l'association Christophe Happe n'a souhaité en dire davantage sur la motivation de ce licenciement, "sans indemnité et sans préavis", de l'ex-présidente du CPAS de la Ville, "afin de ne pas compromettre les éventuelles procédures judiciaires qui pourraient découler de cette fin de contrat".

On a toutefois appris à bonne source, en début de soirée, que le licenciement avait été motivé par un abus de biens sociaux, notamment via le recours au service de buanderie à des fins privées et le remboursement de frais de bouche.

Mme Peraïta voulait mettre un terme à la longue période de congé sans solde qu'elle avait obtenue par le biais d'une convention signée par elle-même et un des directeurs opérationnels de l'asbl à la fin de l'année 2013, lorsqu'elle avait accédé à la présidence du CPAS de la Ville de Bruxelles, ce qui l'empêchait de continuer à diriger le Samusocial dans le cadre de cette fonction.

La perspective de son retour au sein de l'asbl, annoncée il y a quelques semaines par son avocat, avait suscité une réaction unanimement hostile du landerneau politique bruxellois.


"La fin d'un mauvais feuilleton", selon Fremault

L'annonce du licenciement, sans indemnité, de Pascale Peraïta de la direction du Samusocial où l'ex-présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles souhaitait revenir au terme d'un congé sans solde, constitue un soulagement, a affirmé jeudi la ministre bruxelloise en charge de l'Action sociale au sein de la Commission communautaire commune de Bruxelles, Céline Fremault. "C'est probablement la fin d'un mauvais feuilleton, il y a évidemment dans mon chef un vrai soulagement de voir Mme Peraïta écartée du Samusocial sans que ça ne coûte le moindre euro à la collectivité. Je salue la détermination des membres du nouveau Conseil d'administration", a dit Mme Fremault (cdH), dans une brève réaction à l'annonce de ce licenciement.

"Place désormais à la nouvelle structure qui doit assurer la transition et mettre en place des services d'accueil et d'accompagnement de qualité en matière de lutte contre la précarité", a ajouté la ministre.