Mardi, Stéphanie a expliqué dans une vidéo intitulée "Balance ton sénateur" avoir reçu des menaces à caractère sexiste de la part de Julien Uyttendaele, sénateur bruxellois. “J’ai partagé des vidéos qu'il a filmé lui-même à l'événement 'Wolf', un événement qui a dégénéré. Pourquoi est-ce qu'un député partage ça en fait?" se demande Stéphanie. "Une heure après il aurait publié un démenti. Ok. Ce qui s'est passé c'est que j'ai été menacée, harcelée, humiliée avec chantage, et j’ai eu des insultes sexistes aussi. Le lendemain, il m’a envoyé des messages, de nombreux et interminables messages pour m'obliger à effacer mon contenu et à publier un démenti”, explique la jeune femme qui appuie ses propos par des captures des messages privés vraisemblablement envoyés par le sénateur socialiste. Précisons également que Julien Uyttendaele n'a à aucun moment participé à cette 'lockdown party' : il a partagé son post pour, justement, condamner de tels agissements. Il semble donc y avoir eu méprise de première intention dans le chef de Stéphanie Daria H.

Ce qui ne justifie pas la nature tous les échanges qui vont suivre... "Si ce n'est pas rapidement fait, je devrai prendre d’autres types de mesures”, prévient le socialiste à qui Stéphanie explique ne pas avoir répondu, même si cette dernière s'est exécutée et a supprimé chacune de ses publications. Sauf qu'à la fin des messages, et devant la non-réaction de son interlocutrice à publier un démenti plus formel, Julien Uyttendaele aurait proféré des propos à caractère sexiste comme l'indique l'influenceuse qui dévoile également une capture d'écran du message. “A la fin de son long monologue, il a écrit ceci: prochaine fois, limite-toi à parler de tes ongles en gel et de tes produits démêlants, tu commettras moins d’erreurs.”

Des propos auxquels l'influenceuse tenait à réagir, en se servant de la caisse de résonance des réseaux sociaux. “C’est très clair, c’est une insulte sexiste. Je suis une femme donc je n’ai pas droit à la parole, je n’ai pas le droit de penser. Cela signifie que, de facto, je suis bête. Or, la liberté d’expression est un droit, critiquer le gouvernement aussi”, souligne-t-elle avant de mettre en avant une publication de Julien Uyttendaele datant de novembre 2019 et dans laquelle on peut le voir soutenir la lutte contre les violences faites aux femmes. “Comment un politique peut-il proférer des menaces, faire du chantage et être sexiste aujourd’hui?”.


"Il n’y avait strictement aucune intention sexiste", affirme Julien Uyttendaele 

Interrogé par 7sur7, le sénateur bruxellois estime que c'est polémique est "un feu de paille" mais il reconnait avoir envoyé les messages montrés par Stéphanie tout en démentant avoir participé à une lockdown party, que du contraire. “Elle a publié des stories diffamatoires à mon égard en indiquant que je soutenais une sorte de lockdown party dans le centre-ville alors que justement, je la condamnais sur Instagram. Elle a totalement modifié le contexte de cette vidéo pour me faire dire l’inverse de mes propos. J’ai publié une vidéo d’une brocante qui a dérapé en soirée dansante, suivi d’un texte dénonçant le deux poids deux mesures avec le secteur culturel. Je lui ai donc demandé de publier un démenti. Elle n’a pas accédé à cette demande. Voyant qu’elle postait une story sur l’entretien de ses ongles, je l’ai en effet invitée à s’en préoccuper, plutôt que de commettre des erreurs pareilles. Elle aurait publié une vidéo d’elle sur un terrain de foot, je lui aurais proposé d’aller faire des jongles dans le jardin. Il n’y avait strictement aucune intention sexiste dans les propos que j’ai tenus. Chacun peut évidemment s’exprimer sur des sujets politiques, mais avec rigueur et objectivité”, a réagi Julien Uyttendaele.