Avant, lorsqu’un citoyen anderlechtois exposait un point au conseil communal, il ne disposait que du temps de l’interpellation. Le règlement ne prévoyait pas qu’il reprenne la parole après la réponse du collège communal. Maintenant il aura la possibilité de répliquer pendant 3 minutes.

Une pratique qui n’existe pas encore partout

“Ce droit est garanti dans toutes les communes où nous [le PTB, NdlR] sommes représentés : Forest, Molenbeek, Bruxelles, Saint-Gilles et donc Anderlecht."  indique Giovanni Bordonaro, conseiller communal PTB à Anderlecht. Nous pouvons aussi noter comme autre exemple Woluwe-Saint-Lambert qui propose 5 minutes de temps de réplique. D’autres communes comme Uccle ou Ixelles ne spécifient rien sur ce point dans leur règlement de Conseil communal.

Dans les faits, certains citoyens recevaient déjà ce droit de réponse mais rien n’était systématique. “C’etait au jugement du bourgmestre-président. J’ai vu des refus de réponse. Lorsque les interpellations sont musclées, c’est frustrant pour un citoyen de ne pas pouvoir répondre.” observe Giovanni Bordonaro.

“Une simple formalisation”

Jérémie Drouart (Écolo), échevin anderlechtois en charge de la Participation et de l'Egalité de chance,  nous explique que le rôle du président du conseil consiste aussi à mettre fin à un débat lorsque les arguments se répètent. L’échevin voit l’adoption de ce droit comme une avancée “très positive” mais aussi comme “une simple formalisation”. “ Dans les faits, on ne coupait pas la parole à un citoyen qui venait s’exprimer.”