Pour protéger ces ascenseurs de la modernisation obligatoire, le secrétaire d'État bruxellois chargé de l'Urbanisme et du Patrimoine, Pascal Smet, a annoncé mercredi la préparation d'un inventaire. Il s'agit d'un premier pas vers une procédure de protection de ces mécanismes, qui est en cours d'élaboration avec le ministre fédéral de l'Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne.

L'arrêté royal actuel stipule que les ascenseurs datant d'avant 1958 doivent être modernisés d'ici la fin 2022. Mais ils perdraient alors leur valeur historique. Pour éviter cela, le secrétaire d'État Pascal Smet et le ministre Pierre-Yves Dermagne ont entamé des consultations en vue de modifier l'arrêté royal.

Une modernisation de ces ascenseurs est possible sans les modifier, via une approche spécifique où une attention particulière est apportée à de tels objets, devenus des perles architecturales. La difficulté réside dans l'agrégation de sécurité. La liste standard des critères à remplir n'est pas adaptée aux ascenseurs historiques.

"Nous allons allouer un budget de 159.000 euros pour faire un état des lieux de tous les anciens ascenseurs dont nous disposons dans les communes bruxelloises", a annoncé mercredi Pascal Smet. L'inventaire sera dressé par homegrade.brussels et servira de base à l'octroi aux ascenseurs d'un certificat de valeur historique. De cette manière, ils pourront être dispensés de la modernisation obligatoire.

Les Bruxellois qui disposent de ce type d'ascenseurs peuvent aussi eux-mêmes le signaler via le site de homegrade.brussels. La région bruxelloise compte quelque 700 ascenseurs datant d'avant 1958